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Congrès du Mans : les ambitions se dévoilent ... ou presque.      
Enjeu 2007
jeudi 3 novembre 2005

 

François Hollande et Laurent Fabius affichent leurs ambitions, à une semaine du vote des militants socialistes en vue du congrès du Mans.

Dans la dernière ligne droite, le premier secrétaire a sommé ses opposants de dévoiler le nom de leur candidat à sa succession, soulignant en creux l’une de leurs faiblesses.

Dans un entretien à Libération, François Hollande a également prévenu qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat si sa "motion" n’obtenait pas 50% des suffrages des 127.000 adhérents mercredi prochain.

Si au soir du 9 novembre, les motions défendues par Laurent Fabius et le Nouveau Parti socialiste (NPS) sont majoritaires, il leur incombera de former une nouvelle direction, explique François Hollande.

"Il serait bon, au nom de la clarté, que (ces deux courants) nous dévoilent le nom de leur candidat au poste de premier secrétaire avant le vote du 9 novembre", ajoute-t-il.

Malgré les efforts de Laurent Fabius pour réunir les anciens tenants du "non" à la Constitution européenne sur un seul programme, le NPS a refusé toute alliance avant le congrès mais les deux courants ambitionnent de renverser la direction sortante et de mettre un coup de barre à gauche.

Du vote des militants dépendent le poids futur des courants internes et le poste de premier secrétaire, à 18 mois de l’élection présidentielle.

A l’exception d’un débat musclé à la Mutualité mi-octobre, la campagne interne a été marquée par la lassitude des militants, après la bataille de la Constitution européenne, et les querelles entre "présidentiables".

Pas moins de huit "éléphants" du PS, dont Laurent Fabius, envisagent d’être "candidats à la candidature" présidentielle.

L’ancien Premier ministre a estimé mercredi sur RMC qu’il ne pouvait y avoir "qu’un seul candidat" socialiste en 2007, confirmant implicitement qu’il n’envisageait pas de se présenter sans l’aval des militants.

Pour Laurent Fabius, cette règle de conduite devrait être la même "pour tout le monde, pour mes compétiteurs".

"MI-CHÈVRE, MI-CHOU"

Pour entrer dans les instances nationales - et peser sur les tractations du congrès qui se tiendra du 18 au 20 novembre - un courant doit passer la barre des 5% des suffrages des militants.

Sauf coup de théâtre, deux textes ne devraient pas y parvenir : celui du député-maire "social-libéral" de Mulhouse, Jean-Marie Bockel, et la motion rédigée par le mouvement Utopia, qui récuse la "centralité de la valeur travail".

Restent trois programmes : "Pour réussir à gauche", signé par François Hollande, "Rassembler à gauche" de Laurent Fabius, qui n’a pas compté ses troupes depuis le congrès de Rennes en 1990, et "Pour une alternative socialiste" du NPS, désormais allié à Henri Emmanuelli.

Mercredi matin, Laurent Fabius a estimé que son texte était en mesure de l’emporter mercredi prochain. "Nos propositions sont clairement à gauche (...) D’autres motions sont un peu plus ambiguës, je dis un peu mi-chèvre, mi-chou", a-t-il insisté, appelant les militants à se concentrer sur les idées et non sur les personnes.

Cependant, fort du soutien des plus grosses fédérations du PS - Pas-de-Calais, Nord et Bouches-du-Rhône en tête -, François Hollande semble en mesure de gagner dans une semaine, ce qui lui permettrait d’aborder Le Mans en position de force.

Après avoir affiché son optimisme, François Rebsamen, bras droit de François Hollande, explique que rien n’est joué et va même jusqu’à évoquer une direction sortante mise en minorité avec 48% des suffrages.

Du côté des minoritaires, cette dramatisation rituelle de fin de campagne ferait sourire si l’on ne considérait pas les dés "un peu pipés". "Si le vote n’est pas dans la poche avec le Pas-de-Calais et les Bouches-du-Rhône, qu’on m’explique !", s’emporte Benoît Hamon, du NPS.

Interrogés sur le résultat espéré pour la "motion 2", les lieutenants de Laurent Fabius, prudents, préfèrent évoquer une fourchette globale pour les "minoritaires", oscillant entre 42% et ... 52%.

Au congrès de Rennes, dont le PS était sorti en miettes, Laurent Fabius avait réuni 28% des voix, juste derrière Lionel Jospin. Il court le risque cette fois d’arriver en troisième position, derrière le NPS.

Lors du congrès de Dijon il y a trois ans, le courant Montebourg-Peillon avait obtenu 16,88% des suffrages. Avec le renfort des emmanuellistes, les deux comparses visent désormais les 25% - et la position de "pivot" qui va avec.



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