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NON (suite)      
lundi 30 mai 2005

 

M.Chirac, qui avait choisi la référendum alors qu’une ratification par la voie parlementaire était possible,a immédiatement "pris acte" de la "décision souveraine des Français"

Cependant,les appels à sa démission, à droite et à gauche,le fragilisent beaucoup alors que le général De Gaulle avait démissionné après l’échec à son référendum en 1969.

Cet échec laisse prévoir une fin de mandat difficile au chef de l’Etat, âge de 72 ans, après dix années de pouvoir. Le résultat désastreux de ce soir ôte pratiquement toute chance à Jacques Chirac de briguer un troisième mandat à la présidentielle de 2007, face aux ambitions fougeuses de Nicolas Sarkozy, populaire chef du parti majoritaire de l’UMP.

La victoire du non au référendum vient s’ajouter pour M. Chirac aux sévères défaites de la droite aux régionales et aux européennes en 2004.

Première arme dans son carquois pour rebondir, il va utiliser l’arme "classique" du remaniment de centre droit de Jean-Pierre Raffarin. La cote de popularité de ce dernier est tombé sous les 20%, et cet effondrement a , c’est patent, nui à la cause du oui. L’actuel ministre de l’Intérieur Dominique de Villepin, un fidèle de M. Chirac, fait figure de favori pour le remplacer.

Face au climat de mécontentement général, le sentiment d’anxiété sociale, M.Chirac a promis dimanche soir "une impulsion nouvelle et forte de l’impulsion gouvernementale" afin de répondre aux "inquiétudes et attentes des Français". Mais ses détracteurs ont beau jeu de l’accuser de "président versatile", "inconstant", plus capable de conquérir le pouvoir que de l’excercer".

Pourtant, les partisans du chef de l’Etat, qui a occupé les plus hautres fonctions de l’Etat, récitent l’antienne selon laquelle il dispose d’une "formidable capacité à rebondir".

Au soir de cet échec, M. Chirac pouvait cependant trouver un motif de consolation : le non ouvre aussi une crise majeure chez ses opposants du Parti socialiste, miné par les dissensions entre la direction qui a défendu le oui derrière son chef, François Hollande, et ceux qui ont fait campagne pour le non, dont le numéro deux du parti, Laurent Fabius.



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