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Le Sénat retrouve une composition classique.      
dimanche 28 septembre 2014

 

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La parenthèse n’aura duré que trois ans. Le Sénat repasse à droite, au soir des élections sénatoriales. C’est une nouvelle défaite pour François Hollande. La moitié des 348 sénateurs étaient renouvelée. En 2011, la Haute assemblée avait connu une bascule historique à gauche, pour la première fois de son histoire. Cette victoire de la droite n’est pas vraiment une surprise. C’est la conséquence du scrutin municipal de mars dernier, une claque pour la gauche. « Ce soir le Sénat a changé de majorité », s’est réjoui l’ex-premier ministre Jean-Pierre Raffarin, candidat à la présidence du Sénat. « C’est un Sénat qui retrouve les couleurs de la France, la couleur qui s’est exprimée aux municipales », selon le sénateur UMP Gérard Larcher, lui aussi en lice pour le plateau.

La surprise de la soirée vient de l’extrême droite. Le FN fait son entrée au Sénat, avec l’élection de deux sénateurs, dans le Var et les Bouches-du-Rhône. C’était une possibilité, mais leur élection n’était pas évidente. David Rachline est élu dans le Var. Le maire de Fréjus, âgé de 26 ans, devient le plus jeune sénateur de l’histoire de la Ve République. Tandis que dans les Bouches-du-Rhône, c’est Stéphane Ravier, maire du VIIe secteur de Marseille, qui décroche un siège.

Au-delà des municipales perdues, la gauche paie la réforme territoriale, mal perçue chez les élus, la réforme des rythmes scolaires et la baisse des dotations aux collectivités. La rentrée calamiteuse de l’exécutif a fini de doucher les dernier espoirs de la gauche.

Les élections sénatoriales du 28 septembre 2014 envoient donc au Sénat une majorité conservatrice (rappel renouvellement par moitié). Conséquence logique de la défaite du parti socialiste aux élections municipales. La question est de savoir si ce revirement change fondamentalement les données politiques. Non dans la mesure où non seulement le Sénat n’était plus vraiment de gauche, le gouvernement ne réussissant pas à faire passer ses textes dans cette chambre dit de gauche jusqu’à ce soir mais encore parce que, pour les textes de loi ordinaire et organique (hormis ceux relatifs au Sénat), l’accord du Sénat n’est pas une condition d’adoption des textes voulus par le gouvernement et sa majorité législative relative. Oui pour ce qui concerne les révisions constitutionnelles, l’accord du Sénat était indispensable.

Le récapitulatif des sièges conservés par la gauche :

Un siège dans 18 départements : Ain, Aisne, Alpes de Haute-Provence, Ariège, Cantal, Haute-Corse, Côte-d’Or, Doubs, Gard, Gers, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Tarn, Tarn-et-Garonne, Var, Vaucluse, Haute-Vienne, Guyane.

Deux sièges dans 12 circonscriptions : Aude, Charente, Côtes-d’Armor, Creuse, Dordogne, Drôme, Finistère, Haute-Garonne, Hérault, Ille-et-Vilaine, Rhône, Français établis hors de France.

Trois sièges dans deux départements : Gironde, Seine-Maritime.

Quatre sièges : Bouches-du-Rhône

Le récapitulatif des sièges conservés par la droite :

Un siège dans 15 circonscriptions : Ain, Allier, Cantal, Côte-d’Or, Doubs, Finistère, Gard, Haute-Garonne, Gers, Ille-et-Vilaine, Mayenne, Savoie, Vaucluse, Saint-Barthélemy, Wallis-et-Futuna.

Deux sièges dans 17 circonscriptions : Aisne, Ardennes, Aube, Calvados, Charente-Maritime, Cher, Hérault, Indre, Saône-et-Loire, Sarthe, Deux-Sèvres, Somme, Var, Vendée, Vienne, Vosges, Yonne.

Trois sièges dans 7 circonscriptions : Bouches-du-Rhône, Eure, Eure-et-Loir, Gironde, Haut-Rhin, Haute-Savoie, Seine-Maritime.

Quatre sièges dans 4 circonscriptions : Alpes-Maritimes, Bas-Rhin, Rhône, Français établis hors de France.



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