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Parti de Gauche. Mélenchon cède la co-présidence. Entre déception et écoeurement....      
samedi 23 août 2014

 

Jean-Luc Mélenchon, 63 ans, abandonne la coprésidence du Parti de gauche (PG) français. Il assure toutefois vouloir continuer "le combat" pour une VIe République après l’échec de la stratégie du Front de gauche, dont il ne cache pas avoir été très affecté. Il quitte la coprésidence du PG né en 2009, mais ne quitte pas la scène politique. "Il n’y a ni crise, ni quoi que ce soit", a insisté Jean-Luc Mélenchon. Il a dit vouloir se "mettre en pointe pour aider à la formation d’un mouvement pour la VIe République", au cours d’une conférence de presse, en marge de l’université d’été du PG à Grenoble.

"Notre candidat pour 2017, c’est la VIe République", a résumé l’ancien candidat à la présidentielle, en saluant à cet égard la tribune publiée par l’écologiste Eva Joly dans "Libération". Et revoilà que la VI République revient sur le devant de la scène.

On a dit ce qu’il fallait en penser dans une tribune à Libération.

Sa démission et celle de Martin Billard de la coprésidence du PG vise à mettre le parti "au diapason" de ce nouveau combat, a-t-il dit, en évoquant la "contradiction" qu’il y avait à critiquer "la monarchie présidentielle" et à avoir deux présidents dans sa propre formation. "Ce que je veux mijoter, c’est un dispositif de combat, pas un dispositif de retraite", a-t-il ajouté, pour faire taire les spéculations sur un supposé retrait de la vie politique. On se souvient de sa mine déconfite sur les plateaux de télévision le soir des résultats des élections européennes où le FN était arrivé en tête, le Front de gauche ne récoltant que 6,33% des votes. "Je suis comme ça, je dis, j’écris et quand ça va pas, ça se voit sur ma figure", confie-t-il.

L’ancien candidat à la présidence ressent également une déception profonde concernant le Front de gauche qu’il a aidé à fonder. "Un échec", selon lui. La formation composée principalement du parti de gauche et du Parti communiste français (PCF) a connu une année de déchirements. Jean-Luc Mélenchon n’a pas digéré que les communistes s’allient aux socialistes lors des élections municipales dans certaines villes et principalement à Paris. Lui prônait l’autonomie totale. "On devait passer devant le PS. Tout était en place. Tout ça a été planté pour une poignée de postes aux municipales", selon lui. Depuis, les deux formations peinent à se réconcilier.



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