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Ordre du jour parlementaire. La surchauffe...       
vendredi 17 janvier 2014

 

Le président de l’Assemblée Claude Bartolone a appelé mercredi à en finir avec la "surchauffe" de l’ordre du jour du Parlement et à faire face "au poison de l’abstention" qui menace la démocratie.

"Il faut maintenant que nous parvenions à en finir avec la surchauffe qui marque trop souvent notre ordre du jour", a-t-il lancé au Premier ministre Jean-Marc Ayrault en présentant ses voeux au gouvernement, aux élus et aux corps constitués.

"L’Assemblée nationale, avec 159 jours de séance pour une durée totale de 1.440 heures, a atteint en 2013 le record d’activité générale sous la Ve République (...) 121 séances de nuit ont eu lieu, dont 69 au-delà d’1 heure du matin, ce qui est un record absolu", a assuré M. Bartolone.

"J’aime assez l’idée que cette assemblée entre dans le Guinness Book des records... Mais pas au détriment de la qualité du travail parlementaire", a-t-il dit.

M. Bartolone a appelé à "renouer avec le caractère sacré de la loi" et à mettre fin à la "frénésie normative".

"Le problème n’est pas tant le nombre de textes que l’on vote par an que la taille des textes qui sont votés. La taille des lois a explosé. En 1975, une loi faisait 4 pages. Elle en fait 24 aujourd’hui. Il faut que cela change", a-t-il dit.

"Cette situation, nous en sommes tous responsables : les élus, les administrations mais aussi la société qui nous demande tous les jours de légiférer sur tel ou tel point", a-t-il jugé.

M. Bartolone a confié une mission "sur la clarté de l’action du législateur" à deux députés Thierry Mandon (PS) et Laure de La Raudière (UMP) qui doivent lui faire des propositions avant l’été prochain.

Par ailleurs, 2014 "doit être une année de sursaut démocratique", a-t-il estimé.

"On ne peut pas faire comme si le poison de l’abstention n’agissait pas. Ni comme si le venin du populisme ne s’infiltrait pas. Ni comme si la morsure du chômage et des insécurités ne laissait pas son empreinte sur notre cohésion nationale", a-t-il jugé.

"Faire comme si de rien n’était ? Attendre que nos élus le soient par 33% de nos concitoyens ? 25% ? 10% ? A quel pourcentage se termine la démocratie ? Et à quel niveau commence le sursaut ?", s’est-il interrrogé.



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