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Parti radical se "sépare" de l’UMP.       
dimanche 15 mai 2011

 

Le Parti radical a voté samedi son indépendance vis-à-vis de l’UMP et demandé à son président, Jean-Louis Borloo, de se porter candidat à l’élection présidentielle de 2012 en France.

Les radicaux valoisiens, réunis en congrès à Paris, ont pris la décision de rejoindre la nouvelle Confédération des centres, imitant en cela le Nouveau Centre d’Hervé Morin.

Le Parti radical propose que cette confédération soit baptisée Alliance républicaine, écologiste et sociale mais précise que cette dénomination est provisoire. Les délégués radicaux demandent en outre, dans une résolution adoptée à une écrasante majorité de 93% des votants, à Jean-Louis Borloo de se lancer dans la course à l’Elysée. Le Nouveau Centre s’est réjoui que le Parti radical quitte à son tour l’UMP et a dit y voir une conséquence du virage à droite pris par le parti majoritaire.

"Le Parti radical s’engage dans la voie choisie dès 2007 par le Nouveau Centre, celle de l’indépendance et de la reconstruction d’un mouvement centriste fort dont la France a besoin", écrit Hervé Maurey, secrétaire général adjoint de l’UMP, dans un communiqué. "Ce départ d’un membre fondateur de l’UMP démontre que ceux qui ont cru en 2002 que l’UMP pouvait être un parti de droite et du centre et en 2007 que Nicolas Sarkozy saurait faire vivre les différentes sensibilités existant au sein de son parti sont déçus. Ils prennent acte que l’UMP n’est pas le parti de droite et du centre qu’il prétendait être mais uniquement et de plus en plus un parti de droite", ajoute-t-il.

La réorganisation du centre se poursuit donc et ne peut qu’inquiéter Nicolas Sarkozy et son Premier ministre François Fillon, qui ne cessent de mettre en garde contre le risque que représenterait pour la majorité une multiplicité de candidatures à droite et au centre.

François Fillon avait lancé jeudi un nouvel appel aux radicaux en leur disant qu’ils avaient toute leur place dans la majorité. Il avait rappelé qu’un trop grand nombre de candidats avait conduit en 2002 à la présence au second tour de Jean-Marie Le Pen, finalement laminé par Jacques Chirac.

Même si Jean-Louis Borloo laisse encore planer un vague suspense quant à sa candidature, il n’en semble pas moins refuser d’entendre l’avertissement adressé par le chef du gouvernement. Le centre n’en est pas uni pour autant puisque son autre personnalité majeure, François Bayrou, a continué samedi de marquer sa différence.

Le président du Mouvement démocrate (MoDem), qui avait réuni sur son nom 18,57% des voix au premier tour de la présidentielle il y a quatre ans, a accusé sans les nommer Jean-Louis Borloo et Hervé Morin de faire le jeu de la majorité plutôt que de se poser en alternative crédible.

"La "danse du centre" à laquelle on assiste depuis quelques semaines aurait quelque chose d’assez drôle si son but n’était pas d’égarer les électeurs pour les conduire précisément où ils ne veulent pas aller", a déclaré François Bayrou en conclusion du conseil national de son mouvement à Paris. François Bayrou n’a pas pour l’instant annoncé formellement sa candidature à la présidentielle, se contentant de dire qu’il serait "au rendez-vous".



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