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Il y a 30 ans : François Mitterrand élu Président.      
Rappel sur un bouleversement politique et une épreuve pour la Ve République
mardi 10 mai 2011

 

L’image numérique du visage de François Mitterrand se dévoilant progressivement sur les écrans de télévision le 10 mai à 20h00 est restée gravée dans la mémoire collective.

Alors que s’affichent les résultats (51,75% pour Mitterrand, 48,25% pour le président sortant Valery Giscard d’Estaing), des scènes de liesse, de véritables explosions de joie, se déroulent dans toute la France. A Paris, le peuple de gauche va fêter sa victoire à la Bastille, lieu symbole par excellence des grands bouleversements politiques et sociaux.

Les partisans de Giscard sont, eux, sous le choc, sonnés. Effrayés aussi. Dès le soir du 10 mai, les douanes françaises renforcent leur surveillance pour empêcher toute fuite de capitaux vers l’étranger. De fait, l’intensité des réactions illustre la rupture politique que constitue l’élection de François Mitterrand.

"Je mesure le poids de l’Histoire, sa rigueur, sa grandeur", déclarera le président élu dans sa première déclaration à l’Hôtel du Vieux Morvan à Château-Chinon (Nièvre).

Présenté comme "l’homme du passé" par Giscard pendant la campagne, Mitterrand, qui est en politique depuis la fin de la guerre et a déjà été candidat deux fois à la présidentielle, a construit patiemment sa victoire en s’appuyant sur l’union de la gauche.

Sa victoire marque ainsi le retour au gouvernement des communistes, écartés du pouvoir depuis 1947. Ils seront quatre dans le premier gouvernement de Pierre Mauroy. Cette alliance avec "les amis de l’URSS de Brejnev" inquiète à l’étranger, notamment à Washington, qui enverra le vice-président George Bush à Paris pour sonder le nouveau chef de l’Etat, un mois après son investiture (sur ce sujet je ne peux que vous renvoyer à l’excellent film L’affaire Farewell et la scène romancée dans le bureau ovale à l’annonce des résultats)

La rupture est aussi inscrite dans les "110 propositions pour la France", le programme de François Mitterrand. Forte d’une majorité absolue à l’Assemblée élue un mois après la présidentielle, la gauche mettra en oeuvre plusieurs mesures phare : abolition de la peine de mort, autorisation des radios libres, création de l’impôt sur la fortune, nationalisations...

De façon plus anecdotique, l’élection présidentielle de 1981 marque aussi l’irruption de la communication dans la politique. Le slogan "la force tranquille" et la photo de Mitterrand sur fond de campagne française ont fait date.

La campagne avait également été marquée par la candidature de Coluche. Plaisanterie au départ, l’aventure s’était mal terminée, l’humoriste, crédité jusqu’à 16% d’intentions de vote, ayant finalement jeté l’éponge en mars 1981, sous la pression et les menaces.



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