Droitpublic.net

 


Présidentielle 2012. Ségolène Royal, candidate à la candidature PS      
mardi 30 novembre 2010

 

L’ex-candidate socialiste à l’Élysée Ségolène Royal a annoncé lundi sa candidature aux élections primaires qui désigneront l’année prochaine le candidat PS face à Nicolas Sarkozy en 2012, une annonce surprise qui devrait lancer véritablement la campagne présidentielle.

À la question « Êtes-vous candidate aux primaires ? », Ségolène Royal répond : « Le moment est venu d’avancer dans la clarté et la simplicité : ma réponse est oui », dans un entretien avec La Nouvelle République du Centre Ouest et Centre Presse, deux journaux de la région Poitou-Charentes dont elle est présidente.

Ségolène Royal, qui avait été battue par Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007, est le premier ténor du PS à entrer dans la bataille des primaires.

Les deux autres poids-lourds, le patron du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn, qui caracole en tête des sondages, et la première secrétaire Martine Aubry, n’ont pas encore levé le voile sur leurs intentions, mais ne devraient pas se présenter l’un contre l’autre.

Ségolène Royal semblait s’être jointe l’été dernier à ce « pacte de non agression » avant de faire machine arrière il y a quelques jours en affirmant qu’il n’y avait « aucun pacte » entre les trois leaders.

Le but de ces primaires est de moderniser le parti en assurant une forte légitimité populaire au candidat. Ces primaires devraient être ouvertes à un corps électoral large, composé de ceux qui se diraient sympathisants du PS et pouvant atteindre plusieurs millions de personnes comme en Italie.

Le calendrier prévoit un dépôt des candidatures avant l’été 2011, puis le choix du candidat à l’automne.

Avant Ségolène Royal, Manuel Valls et Arnaud Montebourg, deux députés quadragénaires issus respectivement de l’aile droite et de l’aile gauche du parti, avaient déclaré leur candidature. Ils pourraient être suivis prochainement par l’ancien premier secrétaire François Hollande.

Mais de nombreuses voix au PS demandent une accélération du processus de désignation du candidat à la présidentielle car, à droite, Nicolas Sarkozy vient de remanier son gouvernement dans le but de préparer l’échéance du printemps 2012 même s’il a indiqué qu’il n’annoncerait sa décision qu’à l’automne 2011.

« Je sais d’expérience qu’il faut plus que quelques mois pour se préparer et pour rassembler. Qui ne voit que la droite est déjà en campagne, d’ailleurs elle ne s’en cache pas », explique Ségolène Royal.

Cette accélération du processus est rejetée par Martine Aubry et surtout les partisans de Dominique Strauss-Kahn, dont le mandat au FMI ne s’achève qu’à l’automne 2012.

En 2007, à la précédente présidentielle, Ségolène Royal avait emporté la candidature, à l’occasion d’un vote uniquement de militants, face à Dominique Strauss-Kahn et à l’ancien Premier ministre Laurent Fabius. Elle avait ensuite été battue par Nicolas Sarkozy (53%).

Prétendante aux fonctions de chef du PS au congrès de Reims en 2008, elle a été battue par Martine Aubry, après une lutte acharnée et est un peu isolée au sein du parti, même si elle jouit toujours d’une bonne cote de popularité à l’extérieur.



Moralisation de la vie politique. Propositions de Dosière.
Gouvernement E. Philippe.
Gouvernement de coalition, de cohabitation, d’ouverture. De quoi parle t-on ?
Emmanuel Macron, huitième Président élu de la Cinquième République
Finale présidentielle : Macron - Le Pen
Période de réserve électorale. Fin de la propagande électorale.
Attentat : peut-on reporter la présidentielle à cause du terrorisme ?
La France a-t-elle besoin d’une 6e République ?
Le vote blanc. Réalité et problématique
Les "petits" candidats. Présidentielle 2017
Présidentielle 2017. 11 candidats
Présidentielle 2017. Le calendrier
Application des lois. De vrais progrès.
On parle XVe législature ?
L’empêchement d’un candidat à l’élection présidentielle. Décryptage.
La transparence appliquée au membres du Conseil constitutionnel. Peut-être...
Elections : transparence et probité
L’ubérisation de la politique et la tentation du trop de démocratie dite "participative"
Confiance accordée au gouvernement Cazeneuve.
C. Lagarde. Cinquième procès devant la Cour de Justice de la République
Remaniement gouvernemental. Quinquennat. Et de trois !
Responsabilité institutionnelle de F. Hollande. Article 68 Constitution.
PPR de destitution du Président de la République
Dématérialiser la propagande électorale ?
Corps électoral pour les élections 2017
Statut des collaborateurs parlementaires. Un progrès relatif.
Primaires écologistes. C. Duflot éliminée du second tour.
La fronde judiciaire.
L’élaboration d’un projet de loi.
Démonarchiser la Cinquième République ? Vraiment ?