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Et revoilà la 6e République. Décidément...      
lundi 22 novembre 2010

 

PLAIDOYER POUR UNE SIXIEME REPUBLIQUE 22 Novembre 2010 Par michel kerninon PLAIDOYER POUR UNE Ve REPUBLIQUE

La constitution de la Ve République a été taillée sur mesure pour assurer les pleins pouvoirs à un seul homme. Et ce, il faut le rappeler, dans une situation qui était devenue inextricable sous la IVe. A savoir l’instabilité chronique des gouvernements et l’absence de majorité parlementaire, la fin chaotique de l’empire colonial et la décolonisation pratiquée sous la contrainte contagieuse de la légitime revendication des populations colonisées, tout du moins de l’influence grandissante des leaders des mouvements d’indépendance, élites souvent formées et instruites à l’école du colonisateur.

LA FRANCE EN GUERRE

Il faut se souvenir de ce qu’était à l’époque la situation d’inquiétude dans le pays et pour les familles concernées, c’est à dire beaucoup de familles françaises, avec la guerre d’Indochine qui s’acheva pour la France par la chute spectaculaire de Dien Bien Phu en mai 1954 et les accords de Genève au mois de juillet suivant, après la victoire du Viet-minh. Il faut se rappeler encore la crise de Suez et l’intervention franco-britannique après la nationalisation du canal de Suez par Nasser en 1956 et la panique qui se répandit alors, le pays étant notamment privé de carburant et de circulation pendant plusieurs semaines. Il faut se souvenir de l’Algérie, de la naissance du FLN en 1954 et de cette guerre marquée par des heurts sanglants entre les communautés et aussi par l’intransigeance rétrograde de beaucoup de colons européens. Ces événements, comme on disait pudiquement à l’époque, et cumulés, provoquèrent la chute de la IV République et l’arrivée du Général de Gaulle. Arrivée à laquelle a priori et même a posteriori, on peut juger qu’il n’apparaît pas clairement qu’il y avait une véritable alternative crédible. Tous celà dans une atmosphère d’inquiétude du pays, en particulier en raison de l’action de l’OAS y compris sur le territoire métropolitain, et de la menace de l’arrivée des parachutistes à Paris, qui devaient sauter sur le Parlement pour s’en emparer, en priorité absolue. Ajoutez à celà une Ve République naissante dont les pères fondateurs, en particulier Michel Debré, le Premier ministre, étaient loin d’être des partisans de la décolonisation.

VOUS AVEZ DIT MONARCHIE GAULLIENNE ?

Il faut se souvenir aussi qu’à 18 ans, au début des années 1950, les jeunes, non étudiants ou pas, planqués en raison de justifications plus ou moins acceptables, et des pères de famille jeunes étaient rappelés pour partir à l’armée et à la guerre, c’est à dire en Indochine puis maintenant en Algérie. D’où des dizaines de milliers de jeunes hommes ne revinrent jamais. Et dont les rescapés d’ailleurs n’ont toujours pas raconté pour la plupart les horreurs qu’ils y ont vécu. Car il n’y a bien sûr pas eu de guerre propre ni humaine qui tiennent.

Dans ces conditions, il paraît assez équivoque, surtout à distance, vu d’aujourd’hui, de qualifier de monarchie gaullienne, ou encore de coup d’Etat permanent, comme Mitterrand qui a ainsi titré l’un de ses livres, l’arrivée de De Gaulle à la présidence en décembre 1958. D’ailleurs, depuis 52 ans, le cadre somptueux XXL offert par la Constitution au chef de l’Etat ne semble avoir fait que des heureusx à la tête de l’Etat, pour les Français, c’est moins sûr. Encore que les protestations ne soient pas légion au sein des partis dits de gouvernement. Certes, l’article 16 de la Constitution et la possibilité sans condition de dissoudre un Parlement élu ne constituent pas des signes de fonctionnement démocratique. Mais aucun président de la République n’en a tiré avantage jusqu’ici. Quant à la levée de l’immunité quasi absolu du chef de l’Etat pour les exactions commises qui auraient pu être commises pendant son mandat, pendant ou après celui-ci, il s’agit forcément d’une disposition totalement inacceptable. Ne serait-ce d’ailleurs que pour ces seuls motifs, nécessaires mais pas suffisantes, il est indispensable que la constitution actuelle soit abandonnée et qu’une VIe République voit le jour. Avant qu’un chef de l’Etat, par exemple mauvais perdant, ne se hasarde sous le prétexte quelconque de salut public à tirer parti d’un statut en effet quasi monarchique. Michel KERNINON http://www.mediapart.fr/club/blog/m...



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