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Angola : une nouvelle Constitution jeudi 21 janvier 2010
Le Parlement angolais a approuvé mercredi, en l’absence de l’opposition, les articles de la future Constitution du pays, qui prévoit un renforcement des pouvoirs du chef de l’Etat. La Constitution ne prévoit pas d’élection présidentielle, la tête de liste du parti vainqueur des législatives devenant automatiquement chef de l’Etat. Les députés ont voté article par article, mais le vote final sur l’ensemble du projet n’aura formellement lieu que jeudi. Quatorze députés de l’Union pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita) ont quitté l’Assemblée nationale peu après l’ouverture des débats, pour manifester leur désaccord avec le projet. Le parti au pouvoir, le Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA) a ignoré ces critiques. Son porte-parole, Norberto dos Santos, a au contraire déclaré aux députés que l’approbation de la Constitution était le moment "le plus important" de l’histoire du pays depuis son indépendance en 1975. L’Angola, qui fonctionne dans le cadre de lois héritées des anciens colons portugais, cherche à se doter de son propre texte fondamental depuis le retour de la paix en 2002, après 27 ans de guerre civile. L’adoption d’une Constitution devait théoriquement permettre l’organisation d’une élection présidentielle, promise et reportée à plusieurs reprises. Mais selon la nouvelle Constitution, le chef de l’Etat sera la tête de liste du parti vainqueur des législatives. Il n’y aura donc pas de scrutin présidentiel, bien que le chef de l’Etat bénéficie de pouvoirs accrus selon ce texte. L’actuel président, José Eduardo dos Santos, est au pouvoir depuis 1979 sans avoir jamais été élu par le peuple. Son parti, le MPLA, a remporté plus de 80% des suffrages aux législatives de 2008. Le prochain scrutin est prévu pour 2012.
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