Droitpublic.net

 

 

 

  QCM de Finances Publiques et de Droit constitutionnel ICI  1,8 €

  Vous êtes ici : Réforme des services déconcentrés


 
Rubriques

Contacter

Profil

Rechercher

Stats

Site

Sciences po

e-formation

Wiki

 

Réforme des services déconcentrés
jeudi 3 septembre 2009

Bookmark and Share

Dans un entretien à la lettre "Bercy-Colloc" (n° 55), Yves Colcombet, responsable de la Mission interministérielle pour la réforme de l’administration territoriale de l’Etat, explique que « les services déconcentrés préparent la grande étape du 1er janvier 2010. » A cette date, devraient disparaître les principales directions départementales de l’administration : DDASS, DDE, DDAF et autres directions départementales classiques, au profit de structures interministérielles « en nombre réduit. ». Une vraie révolution qui remet en cause plus de 200 ans d’organisation administrative. Le niveau régional serait désormais « le niveau de droit commun de pilotage des politiques publiques », ainsi que l’avait décidé en juillet 2008 le Conseil de modernisation des politiques publiques (CMPP). Reste à savoir ce qui restera de l’administration départementale de l’Etat. Selon Yves Colcombet, « il faut distinguer le pilotage de la mise en œuvre, qui sont les deux composantes indispensables à l’action performante de l’Etat. Le pilotage est réaffirmé comme devant être régional, la mise en œuvre devant se réaliser au plus près du terrain, au contact des administrés, à l’échelon départemental. » Il précise qu’il va « être beaucoup plus efficace, pour le niveau national, de discuter avec 22 interlocuteurs renforcés qu’avec 100 petites unités cloisonnées. L’affirmation du pilotage régional est aussi une manière de permettre au niveau central de s’alléger de tâches de gestion et de concentrer son action sur des arbitrages vraiment stratégiques. » Quant à l’échelon départemental, il est réaffirmé comme « celui de la traduction concrète des politiques, de la réalisation des actions, du contact avec les administrés. Les nouvelles directions départementales interministérielles seront moins nombreuses, les services étant regroupés en fonction de grands secteurs d’action, mais les métiers et les compétences des agents resteront les mêmes. » Il y aura désormais, dans chaque département, deux grandes directions interministérielles, l’une chargée des territoires et l’autre de la cohésion sociale et de la protection des populations :

  • Dans la première sont regroupés les services de l’agriculture et de la forêt, une partie de ceux de l’équipement et une partie des anciens services préfectoraux.
  • Dans la seconde seront logés les affaires sanitaires et sociales (hors santé), les services de la jeunesse et des sports, une autre partie de l’équipement (les services chargés des fonctions sociales du logement), les services vétérinaires, ceux de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (CCRF) et certains services préfectoraux intervenant dans ces domaines. Cette organisation à deux directions sera la règle dans tous les départements de moins de 400.000 habitants. Au-dessus de ce seuil, le préfet aura pu décider de créer une troisième direction, dite « de la protection des populations », où se retrouveront les services vétérinaires et ceux de la CCRF, la direction de la cohésion sociale devenant une direction à part. Interrogé sur le devenir des pratiques des petites communes habituées à compter sur l’assistance technique des DDE, le responsable de la Mission interministérielle rappelle que « la disparition de l’ingéniérie publique assurée par les DDE et les DDAF est en grande partie indépendante de la réforme de l’administration territoriale de l’Etat. Le processus était enclenché avant la RGPP car la France était tenue de se mettre en conformité avec le droit européen. » La RGPP a tiré les conclusions de cette obligation dans les effectifs des services qui étaient encore chargés de ces fonctions mais ce n’est pas la réorganisation territoriale de l’Etat qui est à l’origine de cette évolution. Les services de l’Etat continuent d’ailleurs à soutenir les plus petites communes dans le domaine de l’urbanisme, pour des fonctions qu’elles ne sont pas à même de financer. Les autres collectivités s’adressent désormais au privé, comme elles le font déjà dans d’autres domaines.


 

Dans cette rubrique :

Effectif de la fonction publique en France. Etat des lieux
Réforme des collectivités sénatoriales. Le Sénat fait entendre sa voix...
Réforme territoriale. A quoi joue le Sénat. Mode de scrutin du conseiller territorial
Réforme des collectivités territoriales. Adoption par les députés
La Halde et son rôle judiciaire
Réforme des collectivités territoriales. Adoption par les députés
La création des métropoles
Conseillers territoriaux. Leur nombre (plus élevé que prévu)
Gel des dotations de l’Etat aux collectivités territoriales
Réforme des collectivités territoriales. Rapport parlementaire sur le projet de loi
Le conseiller territorial : ce sera le scrutin majoritaire à deux tours
Conseiller territorial. Position de G. Larcher :scrutin majoritaire à deux tours
Conseil d’Etat. Rapport public
Conseiller territorial. Election au scrutin majoritaire à deux tours (forte probabilité)
Collectivités territoriales. Réforme du mode de scrutin. Conseiller territorial
Conseiller territorial. Le président du Sénat, favorable à un scrutin majoritaire à deux tours
Collectivités territoriales. Dispositions législatives et réglementaires qui leur sont applicables. Bilan
Polynésie française. Un indépendantiste à la tête de l’Assemblée
Conseillers territoriaux. Mode de scrutin. Tout est possible...
Autonomie financière des collectivités et contestation des départements
Finances locales et Constitution. Un problème ?
Fonction publique. Effectifs de l’Etat.
Intercommunalité. Bilan au 1er janvier 2010
Conseiller territorial. Pour la parité intégrale ?
Elus locaux. Rémunération. Combien coûtent-ils ?
Préfets des zones de défense. Prérogatives.
Réforme des collectivités territoriales. Compétences dédiées aux départements et régions.
RGPP. Rapport d’étape.
Médiateur de la République. Rapport annuel
Réforme du CESE

                                     Plan du site | Accueil