Le président colombien Alvaro Uribe se rapproche d’un troisième mandat. Le congrès a accepté la tenue d’un référendum en vue d’amender la Constitution et permettre au président de solliciter un nouveau mandat en 2010.
Ce n’est pas la première fois qu’Alvaro Uribe tente de faire jouer la Constitution en sa faveur. Il avait eu besoin d’une première révision de la Constitution pour être réélu en 2006. Depuis, une enquête a été instaurée en raison d’allégations d’achat de votes de parlementaires.
Cette deuxième consultation a de nombreux échos dans les pays d’Amérique latine où les dirigeants multiplient les réformes constitutionnelles en vue de leur permettre de briguer un ou plusieurs mandats.
La tendance a démarré au début des années 90 lorsque les présidents d’Argentine, Carlos Menem, et du Pérou, Alberto Fujimori, ont tous deux fait appel au vote populaire pour obtenir le droit de renouveler leur mandat.
Le président vénézuélien Hugo Chavez a réussi à obtenir une réforme l’autorisant à briguer autant de mandats qu’il le souhaite. Son allié Evo Morales, de Bolivie, et l’Équatorien Rafael Correa ont aussi tenu des consultations populaires en ce sens, mais ils n’ont pu obtenir le droit de se présenter plus d’une fois.
Au Nicaragua, en juillet dernier, Daniel Ortega a aussi entamé une procédure pour obtenir le droit de briguer un deuxième mandat.