La ministre de l’Économie, Christine Lagarde, estime que les déficits publics et les dettes de l’État liés à la crise devraient bénéficier d’un traitement spécial.
La France voudrait obtenir des règles plus souple et un calendrier plus long pour le respect des règles du pacte de stabilité compte tenu des contraintes de la crise, en isolant le déficit qui lui est dû et en privilégiant notamment la notion de déficit structurel.
Dans un entretien au Financial Times Deutschland, le 2 juin, Christine Lagarde a ainsi déclaré "Les déficits dus à la crise, qui entraînent des niveaux d’endettement dus à la crise devraient, selon moi, bénéficier d’un traitement spécifique." Cela permettrait, selon Bercy, de comparer réellement la situation entre les différents Etats membres.
Pour la porte-parole de la Commission chargée des questions économiques, Amelia Torres, "Le pacte de stabilité et de croissance tel que modifié en 2005 contient déjà un très grand degré de flexibilité". Mais la France espère bien obtenir le soutien de l’Espagne et de l’Irlande dont les finances sont malmenées par la crise, voire de l’Allemagne qui a créé dans son budget un compte spécial où seront affectés les déficits provenant de la crise et qui devront être résorbés lors du retour aux excédents budgétaires.