Absentéisme parlementaire. Etat des lieux. Et votre député, comment se comporte-til ?      
mercredi 29 avril 2009

 

Près de la moitié des députés touchent 7 008,65 euros bruts mensuels pour une seule intervention par mois

Nombre d’interventions en séance ou en commission : 0 ! Nombre de rapports, de propositions de lois ou de questions au gouvernement : 0 ! Depuis juillet 2007, le député UMP et ancien ministre Pierre Bédier, n’a donné aucun signe de vie à l’Assemblée. Il est la lanterne rouge du classement établi par Vincent Nouzille, auteur en 2006 de Députés sous influences, (Fayard), que Contribuables Associés s’est procuré en avant première. Lire le classement des députés

A quand des sanctions financières ? Après l’épisode affligeant de l’échec du vote de la loi Hadopi, faute de députés UMP présents, la publication du hit parade des « députés fainéants » relance la polémique sur l’absentéisme à l’Assemblée nationale. L’auteur de ce classement, Vincent Nouzille, s’est fondé sur les mêmes critères que pour son ouvrage paru en 2006, Députés sous influences, (Editions Fayard), à savoir : le nombre d’interventions en séance et en commission, le nombre de rapports publiés et de propositions de lois déposées entre le 15 juillet 2007 et le 15 avril 2009.

Le résultat est affligeant. Sur cette période de presque deux années, les quatre derniers élus du classement ne sont pas une seule fois intervenus ni en commission, ni en séance, et n’ont déposés ni rapports ni propositions de lois ! Il s’agit de Pierre Bédier (Yvelines, UMP), Guy Chambefort (Allier, PS), Laurent Cathala (Val-de-Marne, PS) et Sylvia Bassot (Orne, UMP).

Sur 577, près de la moitié ne sont intervenus que 21 fois en séance ou en commission, soit une intervention par mois ! Ce rythme de travail justifie-t-il que chaque député touche 7 008,65 euros par mois ? L’activité de l’Assemblée nationale justifie-t-elle un budget de 917 millions d’euros en 2009 ? Assurément non !

Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée s’est dit prêt à appliquer des sanctions financières en cas d’extrémité – Qu’est-ce qu’il attend ?

Le ministre des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, a estimé qu’environ 150 députés seulement travaillent sérieusement.

Philippe Briand, questeur à l’Assemblée, le reconnait « La première des économies serait la réduction du trop grand nombre de parlementaires, qui encombrent l’Hémicycle (…) En France, on en a mille, alors que 300 députés suffiraient ».

Des sanctions financières doivent être appliquées sur les indemnités des élus fantômes, mais pas seulement : la récente réforme du travail parlementaire, pour être vraiment efficace, doit être complétée par une réforme plus profonde de la représentation nationale. Il faut réduire de moitié le nombre des députés et sénateurs !

Bien entendu, tous ne sont pas à mettre dans le même panier. En tête du classement on trouve les présidents de commission : Didier Migaud (Isère, PS), avec 303 interventions et 4 rapports parlementaires, Patrick Ollier (Hauts-de-Seine, UMP) et Pierre Méhaignerie (Ille-et-Vilaine, UMP), suivis des « hyper actifs » Jean-Pierre Brard (PC), Charles de Courson (Nouveau-Centre), François Brottes (PS), Gilles Carrez (UMP), rapporteur général de la Commission des Finances et auteur de 26 rapports parlementaires, Michel Bouvard (UMP), Jacques Myard (UMP), et un peu plus loin Lionel Tardy (UMP), le plus actif des jeunes députés élus en 2007, auteur notamment de 236 questions adressées au gouvernement.

en ligne : Votre député, actif ou passif ?



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