Ajustement minstériel dans le gouvernement Fillon      
samedi 10 janvier 2009

 

C’est un "ajustement" très politique que devrait décider la semaine prochaine Nicolas Sarkozy, en officialisant le départ du gouvernement de Xavier Bertrand, chargé de l’UMP, et la montée en grade de Brice Hortefeux et d’Eric Besson.

Ce mini-remaniement, que le secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant avait qualifié de "modeste" et qui devrait se limiter à trois portefeuilles, devrait intervenir dans la semaine, a confirmé Nicolas Sarkozy à quelques journalistes.

S’appuyant sur une "source gouvernementale" anonyme, "Le Figaro" avançait comme "possible" la date de mercredi. Soit au lendemain de la conférence de presse "bilan" prévue par Brice Hortefeux, qui s’apprête à quitter l’Immigration, et à la veille des voeux de François Fillon.

Le Premier ministre devrait, comme prévu, bénéficier de la confiance renouvelée du président. "Avec Fillon, on travaille très bien ensemble", a confié cette semaine le chef de l’Etat, convaincu par ailleurs que, confrontés à l’incertitude sur le plan économique, "les Français ont besoin de stabilité". "On ne répond pas à une crise économique par une initiative politique", a-t-il tranché.

Conformément au plan prévu de longue date, l’ambitieux Xavier Bertrand quittera son ministère du Travail et le gouvernement pour s’atteler au nouveau défi que Sarkozy lui a lancé : prendre pleinement la direction de l’UMP, dont le président de la République reste le "chef naturel".

Secrétaire général de l’UMP par intérim depuis que Patrick Devedjian est entré au gouvernement pour veiller à la mise en oeuvre du plan de relance, M. Bertrand sera confirmé le 24 janvier lors du conseil national du parti majoritaire. Il retrouvera aussi automatiquement les bancs de l’Assemblée, en vertu de la loi permettant aux ministres de retrouver leur siège en quittant le gouvernement.

"C’est vraiment un type bien" dit le président de son ancien porte-parole, qui laisse un bilan, du service minimum dans les transports à la réforme des régimes spéciaux de retraite, salué à droite.

C’est Brice Hortefeux qui prendra sa place au ministère du Travail. Après 18 mois passés à construire un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale dont il ne voulait pas, ce proche de Sarkozy a besoin de "changer son image", justifie le chef de l’Etat.

Au jeu des chaises musicales, Eric Besson doit aussi tirer son épingle du jeu en prenant la main sur le ministère de l’Immigration, un comble pour cet ancien responsable socialiste.

L’incertitude planait toujours la nomination, ou non, d’un secrétaire d’Etat pour le remplacer à la Prospective, l’évaluation des politiques publiques et au développement de l’économie numérique. "Le décision n’est pas arrêtée de maintenir ce poste", affirmait vendredi un conseiller de l’Elysée. François Fillon et Luc Chatel, qui lorgne sur le volet économie numérique, seraient partisans de sa suppression, tandis que d’autres évoquaient une mission recentrée sur la prospective.

La rumeur veut en revanche que M. Besson, très apprécié à l’Elysée et publiquement félicité par François Fillon pour son "travail remarquable", soit aussi désigné secrétaire général adjoint de l’UMP le 24 janvier.

Après ce mini-remaniement, l’architecture du gouvernement ne devrait pas être bouleversée avant les élections européennes prévues en juin prochain et le départ des ministres têtes de liste. Ce n’est qu’après les élections que pourrait avoir lieu un remaniement de plus grande ampleur.



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