Congrès de Reims : Rennes dans le retro mais quoi à l’horizon ?      
vendredi 14 novembre 2008

 

source lxi.

"Vous étiez trop jeune pour Rennes, alors on vous a organisé Reims". Cette boutade d’un dirigeant socialiste désabusé à LCI.fr en dit long sur le spectacle qui se prépare de vendredi après-midi à dimanche dans le parc des Expositions de Reims. Toutes les conditions sont réunies pour un congrès socialiste tragiquement mémorable : un parti divisé en quatre motions, des haines tenaces et des militants fatigués de ces déchirures et batailles d’égos.

En ce vendredi matin, la situation reste confuse. Ségolène Royal dit son "envie" de diriger le parti, Bertrand Delanoë est prêt à contribuer au rassemblement, et un front "anti-Ségolène" tente d’émerger entre Benoît Hamon et Martine Aubry. Alors qu’on attendait qu’elle franchisse le Rubicon, l’ex-candidate à l’Elysée dont la motion est arrivée en tête du vote des militants (29%), a voulu mettre ses adversaires au pied du mur, en entretenant le suspense sur sa candidature jusqu’au dimanche matin, au moment où seront annoncées à Reims les postulants au premier secrétariat. La situation est telle que certains redoutent un jeu de massacre dans la ville des sacres. "Halte au feu !", a lancé Vincent Peillon, bras droit de Ségolène Royal, en dénonçant "les conciliabules d’arrière-boutique".

Mais les conciliabules sont allés bon train : jeudi matin, des représentants des motions de Bertrand Delanoë (25,29%), Martine Aubry (24,32%) et Benoît Hamon (18,46%) se sont rencontrés à l’Assemblée nationale, pour la première fois depuis le vote des militants le 6 novembre. Mais, selon un proche d’une des motions, les amis du maire de Paris ont opposé une fin de non-recevoir à une candidature de Martine Aubry ou Benoît Hamon au poste de premier secrétaire. Résultat : "on pourrait s’orienter vers un accord entre les deux motions Aubry et Hamon avec comme candidat Benoît Hamon", souligne cette source.

Le maire de Paris a écrit à Ségolène Royal en l’assurant qu’il s’inscrivait "dans une logique d’échange" tout en rappelant les " différences". Il a adressé aussi une missive aux militants mettant en garde contre les "postures tactiques" et les "logiques individualistes", et se disant prêt à contribuer à un rassemblement "sur la base d’une ligne politique claire". La maire PS de Lille a jugé les propositions de Ségolène Royal "pas à la hauteur des enjeux", tout en souhaitant un rassemblement "sans exclusive". Ses proches soulignent qu’ils ne sont "pas convaincus par les propositions de Ségolène Royal. "Martine Aubry n’est ni candidate, ni pas candidate" au poste de premier secrétaire, ajoutent-ils dans une formule sibylline.

Un responsable strauss-kahnien, lui, ne "voit pas comment on peut faire un front uni anti-Ségolène. L’opinion ne comprendrait pas. Et Martine n’a pas envie de se crasher contre un mur". Ségolène Royal a clairement laissé entendre qu’à défaut d’un accord au terme du Congrès dimanche, "le suffrage universel" des militants prévu le 20 novembre pour élire le premier secrétaire trancherait entre les orientations proposées aux socialistes". "On n’est pas obligés de faire émerger aux forceps une majorité car, après, il y aura le vote des militants", a-t-elle affirmé mercredi soir à quelques journalistes, exprimant ainsi sa confiance dans son aptitude à réunir une majorité.



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