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Bravo le Parlement. Débats parlementaires jusqu’à 3.30 du matin (grenelle environnement).       
Pas un ne dormait ! enfin ils n’étaient qu’une minorité (131 votants avec les nombreuses délégations de vote !) à cette heure tardive ou très matinale (au choix)....
vendredi 17 octobre 2008

 

L’examen du projet de loi sur le Grenelle de l’environnement à l’Assemblée a été perturbé dans la nuit de jeudi à vendredi par l’heure tardive des débats, l’opposition souhaitant interrompre la séance pour la reprendre vendredi tandis que la majorité voulait continuer.

Pendant plus d’une heure, de suspension de séance en prises de parole, les députés de l’opposition et ceux de la majorité ont débattu sur l’opportunité de continuer ou de s’arrêter, sans parvenir à un accord.

Peu après 1H30, sachant que le texte sur le Grenelle doit impérativement céder la tribune de l’Assemblée lundi à l’examen du projet de Budget 2009, Patrick Ollier, le président UMP de la commission des Affaires économiques, a proposé une "rédaction globale" des amendements, afin de gagner du temps.

Il s’agissait d’intégrer uniquement les modifications de l’opposition adoptées en commission et "même quelques unes en plus", selon M. Ollier.

"C’est un putsch !", a tempêté le Communiste André Chassaigne lors d’une suspension de séance.

"On travaille sur ce texte depuis des mois, on porte des arguments et des discours que l’on veut faire valoir, c’est le débat républicain. Si on accepte cette méthode, tout ça tombe à l’eau", a-t-il ajouté.

"Siéger au-delà de 3H00 du matin ce n’est pas sérieux et accepter cette proposition donnerait l’impression que l’on bâcle les débats", a renchéri le Socialiste Jean Gaubert, soulignant "une situation de blocage".

Ni les tentatives de compromis de M. Ollier, qui a incité l’opposition à faire "un petit effort", ni les interrogations du rapporteur UMP Christian Jacob qui s’estt demandé s’il "n’y a pas un objectif caché que le Grenelle ne soit pas voté", n’y ont rien changé.

Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Ecologie est finalement intervenu vers 3H30 pour demander la suspension de la séance et sa reprise vendredi à 15h00 afin "qu’on ne se quitte qu’une fois le texte voté".

"Lundi matin commence le Conseil européen de l’environnement sur le paquet Climat-Energie, l’idée que l’on se présente sans que ce dossier ai été réglé devant le parlement français, m’est insupportable", a-t-il prévenu.



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