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Juppé inéligible pendant un an      
Le jeu à droite reste donc ouvert
mercredi 1er décembre 2004

 

L’ancien Premier ministre français Alain Juppé a été condamné mercredi en appel à 14 mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité pour avoir couvert des emplois fictifs à la mairie de Paris pour le compte du parti gaulliste RPR.

La Cour d’appel de Versailles a réduit la peine de 18 mois avec sursis et dix ans d’inéligibilité prononcée en première instance en janvier par le tribunal de Nanterre.

La peine d’inéligibilité contraint M. Juppé à démissionner de son mandat de maire de Bordeaux et de président de sa Communauté urbaine. Le fait qu’il ne soit condamné qu’à un an d’inéligibilité peut toutefois le remettre en course pour la présidentielle de 2007.

Alain Juppé, 59 ans, a été reconnu coupable d’avoir, en tant que ex-secrétaire général du parti gaulliste RPR (1988-1995) et adjoint aux finances à la mairie de Paris (1983-1995), alors dirigée par l’actuel président de la République, Jacques Chirac, couvert la rémunération par la Ville de sept personnes qui travaillaient en réalité pour son parti.

Une peine de 18 mois de prison avec sursis et 2 ans d’inéligibilité avait été requise contre lui. L’avocat général avait basé toute son argumentation sur cette conviction acquise au fil de l’audience : Alain Juppé "ne pouvait ignorer" que son parti, entre 1990 et 1995, avait recours à des emplois fictifs.

M. Juppé ayant décidé, selon son avocat Me Francis Szpiner, de ne pas se pourvoir en cassation, la peine est désormais définitive. "Bouleversé" par la sanction prononcée en janvier, mais aussi par les motivations "terribles" du jugement qui stipulait qu’il avait "trahi la confiance du peuple français", Alain Juppé a depuis démissionné de la présidence de l’UMP, le nouveau parti présidentiel où il a été remplacé très récemment par Nicolas Sarkozy, et de son siège de député.

M. Juppé, qui passait dans les milieux politiques comme le probable "dauphin" de M. Chirac, ne conservait jusqu’ici que la mairie de Bordeaux dont il a déjà annnoncé son départ. Tout au long du procès en appel, qui a démarré le 13 octobre, il avait martelé comme il l’avait fait à Nanterre que les employés retenus par l’accusation travaillaient "effectivement" pour la ville, n’exerçant pour le RPR que des activités "bénévoles" et "militantes".



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