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ENA : la mutation (fin du classement de sortie)      
Une réforme attendue
mercredi 24 septembre 2008

 

Le ministre du Budget et le secrétaire d’Etat à la Fonction publique donnent aujourd’hui le top départ d’une nouvelle réforme de l’école. La délicate question du classement de sortie devrait être évoquée.

C’est un record presque inégalé dans le monde des grandes écoles. Un an après s’être doté d’un nouveau directeur en la personne de Bernard Boucault, l’Ecole nationale d’administration s’apprête à engager aujourd’hui sa 24e réforme depuis 1945. Le coup d’envoi sera donné ce matin par le ministre du Budget, Eric Woerth, et le secrétaire d’Etat à la Fonction publique, André Santini, qui ont choisi de débattre de leur projet... avec les élèves. Tout un symbole. Car si l’ENA a toujours abrité en son sein des contestataires, rarement la bronca ne s’est manifestée avec autant de vigueur et de constance que ces dernières années. Pas une promotion d’élèves qui ne se soit fait l’écho du malaise interne grandissant en dépit des réformes successives. Dans leur collimateur, la délicate question du classement de sortie, qui rythme toute leur scolarité (en particulier les stages) et conditionne leur carrière future dans l’administration. Seule une sortie dans la « botte » continue d’assurer un accès aux grands corps, les autres élèves devant se contenter d’un poste moins prestigieux dans un ministère ou une préfecture. L’an passé, la promotion Sedar Senghor a porté l’affaire devant le Conseil d’Etat, obtenant l’annulation du concours dont elle jugeait les modalités inégalitaires. En avril dernier, les trois quarts des élèves de la toute jeune promotion Willy Brandt (sortie prévue au printemps 2009) sont allés jusqu’à réclamer la suppression du classement.

Les critiques n’émanent pas seulement des élèves : certains hauts fonctionnaires, experts (dont Roger Fauroux, Yves-Thibault de Silguy) et recruteurs plaident aussi pour un changement. Car ce mode de recrutement, initialement conçu comme un rempart contre la cooptation politique et sociale, est perçu par certains comme un frein : ce sont en effet les élèves qui choisissent leur corps d’affectation - et non l’inverse. Certes, le précédent lifting de l’école a déjà permis quelques améliorations (les élèves sont soumis à un bilan de compétences et ne choisissent plus directement leurs postes), mais elles sont encore jugées timides.

Le gouvernement changera-t-il les choses ? Bien décidés à lancer une réforme d’ampleur du management de la haute fonction publique, comme Nicolas Sarkozy l’avait annoncé dans sa campagne présidentielle, les ministres pourraient évoquer ce matin la délicate question du classement. Le chef de l’Etat l’avait d’ailleurs déjà défini en janvier dernier : « Je souhaite que les classements de sortie des écoles de fonctionnaires qui rigidifient l’entrée dans la carrière soient supprimés au profit des listes d’aptitudes. » « Ce qui est choquant, dans le classement de sortie de l’ENA, c’est le fait qu’un concours passé à vingt-cinq ans oriente toute une vie professionnelle », avait-il ajouté.

Reste à déterminer l’ampleur de la réforme. « Il ne faut pas se cantonner à supprimer ce classement et à faire du replâtrage symbolique. Il faut en profiter pour engager une vaste réforme de la haute fonction publique, où les carrières manquent de fluidité et où l’on assiste à un retour des corporatismes », fait valoir Arnaud Teyssier, le président de l’association des anciens élèves.

en ligne : Interview de A. Santini



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