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Turquie : la cour constitutionnelle refuse de dissoudre le parti au pouvoir.      
Crise politique évitée de justesse.
jeudi 31 juillet 2008

 

« Il a été décidé de ne pas dissoudre le Parti de la justice et du développement (AKP) », issu de la mouvance islamiste, a annoncé le président de la cour Hasim Kiliç.

Mais « le fait que 6 juges (sur 11) se soient prononcés en faveur d’une interdiction constitue un sérieux avertissement adressé à ce parti », accusé d’« activités anti-laïques », a souligné M. Kiliç.

Un accord de sept juges, c’est-à-dire une majorité qualifiée, était nécessaire pour interdire l’AKP.

La Cour a également rejeté la demande d’interdire à 71 membres de l’AKP, dont le premier ministre Recep Tayyip Erdogan, d’appartenir à un parti pendant cinq ans.

Les juges, à l’issue de trois jours de délibérations, ont cependant décidé de priver l’AKP de la moitié de son financement public pour cette année —soit environ 25 millions d’euros, selon l’agence Anatolie.

Le premier ministre a réagi en assurant que son parti continuerait à protéger la laïcité. « L’AKP n’a jamais été le foyer d’activités anti-laïques », comme l’en a accusé le procureur général pour demander son interdiction, a-t-il affirmé devant un parterre survolté de ses partisans au siège de l’AKP à Ankara.

« L’AKP continuera de protéger les valeurs de la République » dont le pilier est la laïcité, a-t-il lancé, tandis que ses supporteurs criaient : « la Turquie est fière de toi ».

Il a souligné la nécessité de « renforcer la paix sociale en Turquie », ajoutant que l’AKP agirait de façon à « rassembler tous les Turcs », quelle que soit leur appartenace politique.

Le président du Parlement Köksal Toptan, membre de l’AKP, a jugé que l’arrêt aurait « un impact très favorable pour réduire les tensions ». « C’est une décision qui nous fait dire +ouf !+ », a-t-il lancé.

Le chef du Parti républicain du peuple (CHP, opposition pro-laïque) au Parlement, Deniz Baykal, a pour sa part rappelé qu’une majorité des juges avaient voté pour une interdiction, y voyant une « confirmation » des accusations portées contre l’AKP.

Cihan Paçaci, un dirigeant du parti d’opposition de l’Action nationaliste (MHP), a exhorté le gouvernement à « tirer les leçons » de la décision des juges. « Le pays a été polarisé entre laïcs et musulmans, ce n’est pas correct. Il revient au gouvernement de faire tomber la tension », a-t-il estimé sur la télévision NTV.

Le chef d’état-major de l’armée, qui se pose en gardienne de la laïcité, le général Yasar Büyükanit, s’est contenté de déclarer à la presse : « Les convictions des forces armées sur la laïcité n’ont jamais changé ».

L’UE, avec laquelle la Turquie a entamé en 2005 des négociations d’adhésion, qui avancent péniblement depuis, a pris « bonne note » du jugement, par la voix du commissaire à l’Elargissement, Olli Rehn. Il a dans la foulée invité « la Turquie à reprendre à présent avec vigueur ses réformes pour moderniser le pays ».

Cette procédure était la première ouverte en Turquie contre un parti au pouvoir. La Cour constitutionnelle a fermé 24 partis depuis sa création en 1962.

L’AKP, créé en 2001 et arrivé au pouvoir l’année suivante, avait remporté les dernières législatives avec près de 47% des suffrages l’an dernier.

Il avait dénoncé la demande d’interdiction comme un « coup d’État judiciaire » pour l’écarter du pouvoir.

Le parti s’est attiré les foudres des milieux pro-laïcs en faisant accéder à la présidence l’un des siens, Abdullah Gül, et en tentant de légaliser le port du foulard dans les universités par un amendement à la constitution passé en février, puis annulé par la Cour constitutionnelle.



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