Motion de censure contre le gouvernement Fillon.      
samedi 5 avril 2008

 

C’est la première motion de censure du quinquennat. Elle a été déposée jeudi à l’Assemblée nationale par les députés PS et PRG, rejoints par leurs collègues PCF et Verts. Objet : dénoncer "la politique d’alignement atlantiste" menée par Nicolas Sarkozy. Elle sera débattue mardi dans l’hémicycle au titre de l’article 49-2 de la Constitution. Elle n’a aucune chance d’être adoptée, les députés UMP détenant la majorité absolue au Palais-Bourbon.

Les 226 signataires du texte entendent "éclairer les Français sur la dangereuse rupture que sont en train d’opérer le président et son gouvernement avec le consensus national qui prévalait sur les principes d’indépendance militaire et stratégique de notre pays". Otan, Irak, discours devant le Congrès américain... autant de prises de position qui "ont posé les jalons d’un alignement atlantiste global", affirment-ils.

Jeudi, lors du sommet de l’Otan à Bucarest, Nicolas Sarkozy a confirmé que Paris pourrait réintégrer le commandement intégré de l’Alliance atlantique au prochain sommet de 2009, si des progrès sont accomplis sur l’Europe de la défense. L’opposition dénonce aussi le renforcement de "l’effort de guerre de la France en Afghanistan". "Nous nous y opposons" parce que "nous refusons un enlisement dans une guerre sans but et sans fin. Nous refusons d’exposer inutilement la vie des soldats français tant que les leçons de l’échec de la coalition n’auront pas été tirées. Nous refusons que la France supporte en Afghanistan le fardeau de la guerre américaine en Irak alors même qu’elle avait été la première à en dénoncer la nocivité", insistent les signataires.

"L’intérêt de la France n’est pas d’ajouter la guerre à la guerre" mais "d’aider à un règlement global" en Afghanistan, martèlent-ils. Cette décision "a peu à voir" avec l’Afghanistan "et beaucoup avec l’obsession atlantiste du président" et son projet de "réintégrer la France dans le commandement de l’Otan". Ce faisant, "la France perdrait sa liberté de choix dans le monde" et "se retrouverait liée à une doctrine des blocs qu’elle a toujours récusée", redoute l’opposition. Les députés de gauche condamnent l’initiative d’un "homme seul" qui "humilie le Parlement" et révèle sa "conception de la démocratie : un exécutif, des exécutants".

Si la droite approuve largement le renforcement de la présence française en Afghanistan, un certain nombre de parlementaires UMP ne sont pas favorables au retour complet de la France dans l’Otan. Dénonçant une "trahison", le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan (ex-UMP) a réclamé jeudi l’organisation d’un référendum sur la question. Dans le texte de leur motion, les élus de gauche dénoncent aussi "le plan d’austérité qui se met en place par touches successives, via notamment l’annulation massive de crédits publics et la remise en cause de réformes sociales", qui "aurait suffi à justifier cette motion de censure".



Qui compose le gouvernement Philippe II ?
Quelles sont les dispositions qui figurent dans le projet de loi de confiance dans l’action publique ?
Comment réformer intelligemment le fonctionnement du Parlement ?
Que sont les ordonnances de l’article 38 de la Constitution ?
Projet de loi pour la confiance dans notre vie démocratique. Quelles avancées ?
Comment et sur quels principes s’organise le travail gouvernemental ?
Constitutionnaliser l’IVG ?
Moralisation de la vie politique. Quelles propositions ?
Qui compose le gouvernement E. Philippe ?
Gouvernement de coalition, de cohabitation, d’ouverture. De quoi parle t-on ?
Emmanuel Macron, huitième Président élu de la Cinquième République
Finale présidentielle : Macron - Le Pen
Période de réserve électorale. Fin de la propagande électorale.
Attentat : peut-on reporter la présidentielle à cause du terrorisme ?
La France a-t-elle besoin d’une 6e République ?
Le vote blanc. Réalité et problématique
Les "petits" candidats. Présidentielle 2017
Présidentielle 2017. 11 candidats
Présidentielle 2017. Le calendrier
Application des lois. De vrais progrès.
On parle XVe législature ?
L’empêchement d’un candidat à l’élection présidentielle. Décryptage.
La transparence appliquée au membres du Conseil constitutionnel. Peut-être...
Elections : transparence et probité
L’ubérisation de la politique et la tentation du trop de démocratie dite "participative"
Confiance accordée au gouvernement Cazeneuve.
C. Lagarde. Cinquième procès devant la Cour de Justice de la République
Remaniement gouvernemental. Quinquennat. Et de trois !
Responsabilité institutionnelle de F. Hollande. Article 68 Constitution.
PPR de destitution du Président de la République