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Neuilly, c’est fini...       
mardi 12 février 2008

 

La campagne pour les élections municipales en France a tourné au psychodrame à Neuilly-sur-Seine, où le porte-parole de l’Elysée, dépêché pour reprendre la mairie, a été évincé par le propre fils du président. David Martinon, 36 ans, tête de liste UMP, a finalement annoncé lundi qu’il renonçait à briguer la mairie de cette ville huppée de l’ouest parisien, fief de Nicolas Sarkozy baptisé "Sarkoville", dirigée par Nicolas Sarkozy pendant 19 ans et qui a voté pour lui à 86% lors de l’élection présidentielle de 2007. David Martinon a aussi indiqué avoir présenté sa démission du poste de porte-parole de la présidence, démission refusée par le chef de l’Etat.

La veille, ses principaux colistiers, dont Jean Sarkozy, le fils cadet du chef de l’Etat âgé d’à peine 21 ans, avaient annoncé qu’ils constituaient leur propre liste. Un coup fatal pour David Martinon. Signe de la sensibilité du sujet, son successeur a été désigné lundi soir mais le nom ne devait être annoncé que mardi après avoir été validé par l’UMP. Des commentateurs estimaient que le fils du président n’aurait pas agi sans l’aval de son père.

Ce coup de théâtre est intervenu après la révélation samedi d’un sondage confidentiel prévoyant la défaite de David Martinon face à un adversaire de droite bien implanté à Neuilly. David Martinon n’a d’ailleurs pas accompagné le président, dont la cote est en chute libre (lire encadré), en Guyane, une absence interprétée comme une marque de disgrâce.

David Martinon, ancien protégé de l’ex-première dame Cécilia Sarkozy, un diplomate de formation aux allures de dandy britannique, avait été propulsé tête de liste par le chef de l’Etat lui-même. Mais ce parachutage avait été mal accueilli dans cette ville de 60’000 habitants. A tel point que Jean Sarkozy, natif de Neuilly, étudiant en droit maniant la même éloquence que son père, était venu à sa rescousse il y a quelques semaines en battant campagne à ses côtés.

La greffe n’a pas pris : David Martinon a multiplié les "bourdes" et n’a pas réussi à se faire adopter par la "capitale de la bourgeoisie", qui abrite familles de nobles et grandes fortunes comme Liliane Bettencourt, la femme la plus riche de France, ainsi que "people" et artistes comme Jean Reno ou Johnny Hallyday, admirateurs déclarés de Nicolas Sarkozy.



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