Monaco : élections législatives remportées par la majorité sortante      
mardi 5 février 2008

 

La liste Union pour Monaco (UPM), majorité sortante au "Conseil national" -parlement- de la principauté, a largement remporté dimanche l’élection pour le renouvellement de cette assemblée en obtenant 21 des 24 sièges à pourvoir, selon les résultats officiels publiés lundi.

La liste d’opposition "Rassemblement et Enjeux pour Monaco" obtient trois sièges. La troisième liste en course "Monaco ensemble" ne décroche aucun représentant au Conseil national, selon le site internet de la mairie de Monaco qui publie les résultats de l’élection.

Le scrutin plébiscite l’actuelle majorité UPM en lui offrant le même nombre de sièges que lors de la précédente élection de 2003. Cette coalition de partis avait alors mis fin aux quarante années de règne de l’Union nationale et démocratique (UND) et de son leader Jean-Louis Campora, ancien président du club de football l’AS Monaco.

Les critiques des adversaires de l’UPM, qui accusaient cette formation d’accaparer progressivement le pouvoir et de conduire la principauté vers un régime parlementaire, ne semblent donc pas avoir porté. L’UPM a toujours contesté une telle ambition.

La victoire de l’UPM conforte également son leader Stéphane Valeri, 45 ans, actuel président du Conseil national, que sa triple inculpation -terme monégasque-, en juillet, dans une affaire d’embauche présumée fictive, avait pu sembler déstabiliser. Au nombre de voix portées sur son nom, M. Valeri n’arrive toutefois qu’en neuvième position, sur 63 candidats.

Le nouveau président du Conseil national sera élu lors de la première réunion de la nouvelle assemblée le 14 février.

Le taux de participation à cette élection est de 76,85%.

Dans ce micro-Etat méditerranéen de 32.000 habitants, seuls 6.316 électeurs -les citoyens possédant effectivement la nationalité monégasque- étaient appelés à voter pour renouveler le Conseil national et départager les trois listes qui affichaient toutes un soutien sans faille au prince Albert II.

A la différence des autres monarchies européennes, Monaco est un système pyramidal où le prince exerce la réalité du pouvoir. C’est lui qui nomme le gouvernement, lequel est responsable devant lui et non devant le Parlement.

Le pouvoir du Conseil national consiste principalement à voter le budget. Il propose également des textes de loi et amende les projets du gouvernement.

Comme le prince Albert est très populaire à Monaco, aucun homme politique monégasque n’ose prendre le contre-pied d’une volonté princière. Le jeu politique consiste plutôt à faire croire que l’adversaire est un ennemi sournois du prince et de sa politique.

Dans le passé, suivant le conseil de son père Rainier, le prince s’était prononcé clairement contre l’instauration d’une monarchie parlementaire. Un tel système reviendrait en effet à donner la réalité du pouvoir au Conseil national, c’est-à-dire à la minorité de citoyens qui l’élisent.



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