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Réforme institutionnelle : peut-être. En tout cas, il y a des convaincus.      
vendredi 11 janvier 2008

 

Le président de l’Assemblée, Bernard Accoyer (UMP), et le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi (UMP), plaident en faveur de la réforme des institutions proposée par Nicolas Sarkozy.

"Le projet préparé par le gouvernement présente des avancées considérables", a affirmé Bernard Accoyer lors de la présentation de ses voeux à la presse. "Il propose de rendre au Parlement la place qu’il a perdue au fur et à mesure que l’exécutif devenait plus puissant", a-t-il dit.

"Loin de ne comporter que de simples retouches techniques, c’est une réforme de grande envergure qui se dessine", a-t-il poursuivi. "La réhabilitation du Parlement, si longtemps attendue, est enfin à notre portée".

Prévue pour un premier temps vers la mi-décembre puis ensuite en janvier, la réforme, issue d’une commission présidée par Edouard Balladur, a été reportée au printemps faute de consensus.

La gauche -les socialistes notamment- est hostile à ce que le président de la République puisse "prendre la parole" devant l’Assemblée nationale ou le Sénat ou devant les deux assemblées réunies en Congrès à Versailles.

"L’opposition mais aussi tous les parlementaires, nous réclamons depuis des années, et à juste titre, la revalorisation de notre Parlement. C’est pourquoi je suis sûr que, quels que soient nos désaccords politiques, nous nous retrouverons, en hommes de bonne volonté, en républicains, en démocrates, en esprits libres pour adopter à Versailles, cette grande réforme constitutionnelle", a conclu le président de l’Assemblée.

Un peu plus tôt, également lors de la présentation de ses voeux à la presse, le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, avait lui aussi plaidé en faveur de cette réforme.

"L’année 2008 devrait être l’année du Parlement, l’année du rééquilibrage des institutions", a-t-il déclaré avant de se faire l’avocat d’un Parlement "beaucoup plus fort, beaucoup plus opérationnel, beaucoup plus proche des gens".

Roger Karoutchi a défendu avec force la proposition visant à permettre au président de la République de s’adresser directement aux parlementaires et non pas par un message comme c’est le cas actuellement.

"Si le président de la République peut s’exprimer devant le Parlement c’est beaucoup plus valorisant pour le Parlement. C’est un plus. C’est un élément très positif pour le Parlement", a-t-il assuré.

"On ne va continuer les discussions avec les uns et les autres. Il faut que nous aboutissions au printemps à une vraie réforme", a-t-il dit. "Si cette réforme ’passe’, à partir de l’automne ce sera une autre vie pour le Parlement" a-t-il affirmé.

Le secrétaire d’Etat a conclu en confirmant "que le rythme des réformes va se poursuivre". Il a promis un ordre du jour "lourd" pour le printemps avec "un risque de déborder sur l’été", c’est-à-dire l’éventualité d’une session extraordinaire en juillet.



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