Droitpublic.net

 


De l’UDF au MoDem      
samedi 1er décembre 2007

 

Après presque 30 ans d’existence l’UDF a officiellement décidé vendredi soir de se fondre dans le Mouvement démocrate (MoDem), à l’appel de François Bayrou qui estime qu’"il faut changer pour vivre". Seul candidat, François Bayrou prendra la tête de ce parti qu’il veut voir transcender le clivage droite-gauche. A la veille du congrès fondateur du MoDem, samedi et dimanche, les quelque 1.500 participants à un congrès extraordinaire de l’UDF, réunis à Villepinte, ont voté à main levée à la quasi-unanimité.

M. Bayrou a compté 36 votes contre et huit abstentions. "Je n’ai rien oublié de ce que nous avons vécu ensemble. Mais il faut changer pour vivre", a déclaré le "troisième homme" de la présidentielle, qui espère toujours "briser le mur de verre" entre la droite à la gauche. "J’ai aimé l’UDF. Mais je suis obligé de vous dire ceci : c’est une forme politique du passé", a-t-il poursuivi en évoquant "l’image usée" de l’UDF, associée à "la copie, le décalque, en plus modéré mais aussi en plus fade, du RPR devenu l’UMP".

La naissance du MoDem, qui revendique entre 50.000 et 60.000 adhérents, "n’est pas qu’un changement de forme, c’est un changement de fond", a promis M. Bayrou. "Nous portons un autre projet politique et un autre projet de société que celui que défendent l’UMP et le PS". "Je suis persuadé que les hommes et les femmes qui croient à une société de justice, à la créativité économique, au citoyen responsable, à l’indépendance de notre pays et au besoin d’Europe, sont majoritaires en France", a poursuivi M. Bayrou. Ces "démocrates", il faut "qu’il puissent se rassembler".

Déserté par de nombreux élus centristes ayant préféré se rallier à la majorité présidentielle depuis six mois, le député des Pyrénées-Atlantiques a reconnu que la construction de son nouveau parti était compliquée. "Comme toujours dans les naissances, ça se fait avec des contractions, des moments difficiles à vivre", a-t-il reconnu devant la presse. L’un des quatre députés UDF-MoDem, Thierry Benoit (Ille-et-Vilaine) a d’ailleurs confirmé qu’il ne rejoindrait pas le MoDem. "Nos chemins se séparent, au moins temporairement", a-t-il dit.

A partir de ce week-end, naissance officielle de la nouvelle formation qui comprend le parti écologiste Cap 21 de Corinne Lepage et d’ex-Verts comme le député européen Jean-Luc Bennahmias, le MoDem assumera toutes les responsabilités politiques. Ses statuts doivent être adoptés samedi et M. Bayrou, seul candidat, être élu à la présidence. Pendant une période transitoire de trois ans, l’UDF, "membre fondateur" du MoDem, conservera une existence juridique afin de préserver son nom et son patrimoine.



Finale présidentielle : Macron - Le Pen
Période de réserve électorale. Fin de la propagande électorale.
Attentat : peut-on reporter la présidentielle à cause du terrorisme ?
La France a-t-elle besoin d’une 6e République ?
Le vote blanc. Réalité et problématique
Les "petits" candidats. Présidentielle 2017
Présidentielle 2017. 11 candidats
Présidentielle 2017. Le calendrier
Application des lois. De vrais progrès.
On parle XVe législature ?
L’empêchement d’un candidat à l’élection présidentielle. Décryptage.
La transparence appliquée au membres du Conseil constitutionnel. Peut-être...
Elections : transparence et probité
L’ubérisation de la politique et la tentation du trop de démocratie dite "participative"
Confiance accordée au gouvernement Cazeneuve.
C. Lagarde. Cinquième procès devant la Cour de Justice de la République
Remaniement gouvernemental. Quinquennat. Et de trois !
Responsabilité institutionnelle de F. Hollande. Article 68 Constitution.
PPR de destitution du Président de la République
Dématérialiser la propagande électorale ?
Corps électoral pour les élections 2017
Statut des collaborateurs parlementaires. Un progrès relatif.
Primaires écologistes. C. Duflot éliminée du second tour.
La fronde judiciaire.
L’élaboration d’un projet de loi.
Démonarchiser la Cinquième République ? Vraiment ?
Loi Travail devant le Conseil constitutionnel. Saisine de gauche.
Bilan session parlementaire 2015-2016.
Pénalisation des génocides et Constitution
Vote obligatoire, vote à 16 ans : heureux échec