Le Pen encore un mandat à la tête du FN. Le dernier.      
dimanche 18 novembre 2007

 

Jean Marie Le Pen, 79 ans, a été réélu ce matin président du Front national. Il était le seul candidat. Plus surprenant, si Bruno Gollnisch et Marine Le Pen, les deux prétendants à sa succession sont arrivés en tête des élections au comité central ; le premier a obtenu 85,14% des voix, la seconde 75,76%, soit presque dix points de moins.

Le Front national a entamé samedi à Bordeaux un congrès de « transition », qui doit donner un ultime mandat à Jean-Marie Le Pen dont la succession est déjà dans toute les têtes. Seuls quelques centaines de militants avaient fait le déplacement, affluence bien inférieure aux précédents congrès du FN. Ce que les responsables du parti ont justifié par l’introduction du vote par correspondance et par la grève de la SNCF. Le président du FN, 79 ans, ne cache plus que sa campagne présidentielle de 2007 était probablement la dernière et que son nouveau mandat à la tête de son parti devrait « normalement » être l’ultime.

Sa fille Marine, candidate déclarée à la succession, ne cache pas, elle, son ambition d’avoir enfin des leviers de commande et de se présenter le jour venu à la présidence. Mais ses opposants somment M. Le Pen de respecter un équilibre dans les structures du parti entre les marinistes et les autres, pour garantir une « saine concurrence » entre candidats. « Nous verrons si ce congrès est celui-ci de la donation » à Marine Le Pen, « ou pas », a déclaré Carl Lang, ancien fidèle de Jean-Marie Le Pen, qui refuse aujourd’hui de prendre des responsabilités dans l’appareil du Front alors qu’il est lui-même candidat déclaré à la succession.

« Si Bruno Gollnisch n’obtient rien » en termes de responsabilités dans l’appareil FN, « c’est la donation, c’est clair », a-t-il estimé, soulignant que la décision revenait entièrement à Jean-Marie Le Pen. Lors d’une rencontre avec les journalistes au début du congrès, M. Le Pen s’est défendu de favoriser l’émergence de sa fille, tout en soulignant ses qualités. « Je n’ai rien fait pour propulser Marine au niveau qu’elle a atteint », mais « je ne ferai rien contre elle », a-t-il averti. Sa popularité auprès des militants « est en fonction de son action, de son dévouement, de ses capacités, de sa prestance, de son allure ». Quand à Marine Le Pen, elle a jugé « prématuré » d’entamer le débat sur la succession, préférant mettre l’accent sur le « rassemblement » à opérer pour redresser un parti mal en point électoralement et financièrement.

Elle ne s’en est pas moins positionnée comme un dirigeant de premier plan du FN. Dimanche, elle fera un discours pour, dit-elle, « exprimer quelle est ma vision de notre combat politique, quels sont les axes qui doivent être les siens et quelle est la stratégie que j’aimerais mettre en place ». Elle a tracé un portrait-robot du futur président qui lui correspond assez bien : « une grosse capacité de travail, la capacité de rassembler », « une grande légitimité, notamment électorale » et une capacité à aller « devant les médias pour exprimer au plus près ce que souhaitent les électeurs du FN ». Au même moment, Bruno Gollnisch, un temps présenté comme le dauphin de M. Le Pen, laissait percer son amertume devant quelques journalistes.

« La vie est une épreuve constante pour les vanités », a-t-il dit à des reporters qui l’interrogeaient sur ses espérances, désormais mal en point, d’accéder à la présidence du FN. L es résultats du vote de renouvellement de M. Le Pen et du vote de composition du comité central (parlement du parti), organisés pour la première fois au suffrage universel des militants, devaient être connus dans la soirée de samedi par les dirigeants FN. M. Le Pen pourra alors commencer de composer les futures instances dirigeantes du parti, avant les premières annonces officielles dimanche matin.



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