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Le chef de l’Etat, chef de la majorité parlementaire. Classique finalement.      
jeudi 4 octobre 2007

 

Nicolas Sarkozy a recadré mercredi les parlementaires de sa majorité qui avaient exprimé grogne et inquiétude, en maintenant le cap tant sur les réformes que sur l’ouverture, lors d’un discours destiné à redonner de l’élan à ses troupes.

Pour l’ouverture de la session parlementaire, le président de la République a réuni l’ensemble des députés et sénateurs UMP et Nouveau Centre (ex-UDF), comme il l’avait déjà fait le 20 juin, après les législatives, pour leur présenter les grandes lignes des réformes à venir.

Rien de tel cette fois. M. Sarkozy n’a fait quasiment aucune annonce -si ce n’est que les stock-options pourront désormais "contribuer" à financer la protection sociale- mais pendant près d’une heure, alternant cajoleries, un peu, et fermeté, souvent, il a martelé sa ligne politique, bien décidé à n’en pas changer.

"Il ne peut y avoir qu’une seule ligne politique, celle que le peuple a choisie", a insisté le président, prenant soin de souvent dire "nous" plutôt que "je" et de citer abondamment son Premier ministre, en multipliant les "François".

De même, "il n’y aura pas de pause dans les réformes". Fidèle à son credo de "rupture", il a annoncé que celle-ci serait poursuivie "sans faiblir" et "jusqu’au bout".

Dans un discours retransmis à la télévision, qui s’adressait autant aux Français qu’à sa majorité, il a également tenté de séduire ceux qui "doutent" de la fermeté de son cap. "Nous ferons la rupture parce que la France en a besoin".

Depuis plusieurs semaines, la grogne montait chez certains élus, comme l’ont montré les récentes journées parlementaires de l’UMP, à Strasbourg, avec au banc des accusés : l’ouverture à gauche et la réforme institutionnelle à venir.

Alors que son gouvernement compte déjà six ministres issus de la gauche et qu’il a promis d’aller "encore plus loin", M. Sarkozy a lancé qu’il avait le "devoir" d’aller "chercher tous les talents".

S’agissant de la réforme des institutions, redoutée notamment dans les rangs gaullistes, il s’est voulu rassurant : la Ve République n’est pas en danger, a-t-il dit en substance.

Mais "être fidèle aux fondateurs de la Ve, ce n’est pas garder comme dans du formol une Constitution dont on ne modifierait aucune des virgules", a-t-il lancé, citant plusieurs fois le général de Gaulle.

A quelques jours de l’examen parlementaire du budget 2008 et alors que certaines voix dans la majorité réclament davantage d’efforts contre les déficits, conformément aux engagements européens, M. Sarkozy a catégoriquement exclu "toute politique d’austérité".

"La France ne va pas bien, c’est un fait" mais "il n’y a pas de plan d’austérité caché, il n’y pas de tournant de la rigueur en préparation, qui serait à la fois un reniement et un renoncement", a-t-il dit, en faisant allusion au virage décidé par le duo Chirac-Juppé à l’automne 1995.

Tout en assurant sa majorité de son "estime" et de son "affection", le président lui a fait la leçon : "je suis conscient du devoir qui est le mien mais je vous demande d’être conscient du devoir qui est le vôtre".

afp



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