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Le Premier ministre plaide pour la fin de la fonction de Premier Ministre      
jeudi 5 juillet 2007

 

François Fillon a plaidé, mercredi 4 juillet, sans craindre le paradoxe, pour la disparition à terme de la fonction de premier ministre dans le cadre d’"un vrai régime présidentiel". "La logique des institutions que je souhaite, si on la pousse jusqu’au bout, c’est le vrai régime présidentiel. On a un président de la République qui dirige le gouvernement lui-même mais en face on a une Assemblée beaucoup plus puissante, beaucoup plus forte qui ne peut pas être dissoute par le président de la République", a expliqué le chef du gouvernement lors d’un chat organisé sur le site Internet de Matignon.

Précisant que "la France n’est pas aujourd’hui, me semble-t-il, prête à accepter un système comme celui-là", M. Fillon estime qu’"il faut sans doute d’abord faire un pas vers un régime plus présidentiel, avec un premier ministre qui reste le coordinateur du gouvernement". Puis, "un jour, les esprits ayant évolué, le pays ayant changé, on pourra aller jusqu’à un vrai régime présidentiel et à ce moment-là le premier ministre devient un vice-président".

Contraint de justifier son rôle face aux critiques de l’opposition qui raille son effacement dans l’ombre de "l’omniprésident" Nicolas Sarkozy et dénonce un déséquilibre de l’exécutif, François Fillon a réaffirmé qu’il agissait en "maître d’œuvre". "Quand il y a des rivalités, quand il y a une sorte de compétition qui s’instaure entre le premier ministre et le président de la République, ça ne peut conduire qu’à des difficultés, des faiblesses, et finalement à une certaine incapacité à conduire les réformes dont la France a besoin", a jugé le premier ministre.

Cela étant dit, mr Fillon n’est pas le premier maître d’oeuvre. Et on peut fort bien se contenter de la pratique actuelle pour faire évoluer les institutions sans modifier la Constitution. Une fois encore, la plasticité de la Constitution de 1958 montre combien elle peut encaisser une nouvelle pratique et approche institutionnelle. C’est cela aussi le droit politique. De gaulle l’avait compris comme ses successeurs d’ailleurs. Nicolas sSarkozy est fidèle à lui-même et pousse les institutions dans leur logique première. Pas de quoi s’offusquer. Cela démontre aussi combien un régime parlementaire n’est pas l’antithèse d’un président fort. A l’inverse un régime présidentiel n’est pas synonyme systématiquement d’un pouvoir exécutif puissant. Il est en revanche synonyme d’un exécutif cohérent. La cohabitation n’est pas aux Etats-unis au sein de l’exécutif. Il Elle est uniquement entre le législatif et l’exécutif. Pour le dire autrement en France il y a ,de par la Constitution, une double cohabitation (au sein de l’exécutif et entre le président et l’assemblée) et aux EU une cohabitation simple.

ce qui est certain, c’est la réforme de la Constitution sur plusieurs points.



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