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La presse et le discours de politique générale de François Fillon      
mercredi 4 juillet 2007

 

Piètre comédien", "bon dans la forme", "discours long et soporifique"... Au lendemain de son discours de politique générale, la presse juge de façon mitigée la prestation de François Fillon. "Le bon élève", titre le gratuit Métro, résumant bien l’impression générale.

"Fillon, c’est Sarkozy en moins bien : même texte riche, mais débité sans souffle. Le contraire de Villepin : profond avec ennui, quand l’autre était creux avec brio", affirme Francis Brochet dans Le Progrès de Lyon. Michel Noblecourt dans Midi Libre note qu’à sa décharge le Premier ministre "essaie d’occuper l’espace (court) que lui laisse le président pour exister". Cette position l’a obligé à "un exercice délicat et talentueux de copier collé, et de gérer l’espace (ouvert) de l’ouverture", souligne-t-il.

Dans La Voix du Nord, Jean-Michel Bretonnier, observe que "le discours prononcé devant la représentation nationale par le chef du gouvernement était en réalité celui du président de la République". "Le Premier ministre a été plutôt bon dans la forme. Vingt ans de Parlement lui ont évité, comme à d’autres avant lui, de se planter dans cet exercice peu commode", remarque Philippe Reinhard dans L’Eclair des Pyrénées. "Dans le cas de François Fillon, la tâche était d’autant plus redoutable que l’omniprésence du président de la République et aussi de l’équipe élyséenne privent le locataire de Matignon d’oxygène", relève-t-il.

Pour Pierre Taribo dans L’Est Républicain, "on a eu droit à un discours long et un peu soporifique. Faut-il blâmer François Fillon, dont la seule latitude était de pouvoir égrener sur l’air du catalogue, un programme écrit par un autre ?"

Surtout, François Fillon n’a pas surpris. "Il n’a eu ni la magie du verbe, ni le souffle des grandes résolutions", ajoute Pierre Taribo, résumant le sentiment d’autres éditorialiste de la presse de province. Le Figaro parle lui de "verbe tranquille" de François Fillon et qu’en "passeur de la réforme", il "a trouvé sa place qui ne doit rien aux schémas du passé". "Le deuxième homme est d’autant plus essentiel qu’il ne prétend pas être le premier", ajoute Alexis Brézet l’éditorialiste du quotidien.

Pour Laurent Joffrin dans Libération "François Fillon a répété avec maints détails ce que Nicolas Sarkozy avait déjà annoncé et mis en branle". Toutefois il estime que "l’introduction d’une dose de proportionnelle dans le système électif" est quelque chose de "neuf". Pour le quotidien économique La Tribune "ce qui impressionne, c’est l’ampleur des réformes alignées et mises en perspective". "De quoi bousculer en profondeur la France", souligne François-Xavier Pietri. "A l’évidence, le projet ne manque pas d’ambition... et de contraintes. Mais François Fillon veut croire qu’il a d’ores et déjà été accepté par les Français, au travers de l’élection présidentielle, puis des législatives", estime l’éditorialiste.



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