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Le Pen à l’Elysée, un epremière      
mercredi 20 juin 2007

 

Pour la première fois, le président du Front national Jean-Marie Le Pen sera reçu ce mercredi officiellement à l’Elysée, dans le cadre de consultations des partis politiques engagées par Nicolas Sarkozy avant le sommet européen de Bruxelles.

Il ne pourra qu’être sensible à cette invitation, après s’être plaint tant et tant de fois de "l’apartheid" exercé, selon lui, par le système politique français à son égard, en raison de ses positions extrêmes. Ce gage de respectabilité, indice d’une "dédiabolisation" du FN, lui est donné au moment où son parti connaît un recul électoral sans précédent, avec 4,29% aux législatives. Le directeur de la communication du FN, Alain Vizier, a tout de même indiqué que M. Le Pen avait déjà été reçu à l’Elysée, d’abord par René Coty sous la IVe république, puis, sous la Ve, lors d’un intérim d’Alain Poher à la présidence de la République (avril 1969 à juin 1969 ou avril à mai 1974). M. Vizier n’a pas précisé l’objet, ni les dates de ces rendez-vous élyséens.

Mais un livre de photos édité par le FN montre Jean-Marie Le Pen descendant les marches du perron en mars 1958, en uniforme militaire, après "avoir été reçu par le président René Coty", selon la légende. Il était alors député, mandat qu’il perdra en 1962. A l’exception de ces deux épisodes relatés par le FN, M. Le Pen a toujours été tenu à l’écart des consultations présidentielles, ce qui a suscité ses protestations. En 1989 par exemple, il avait dénoncé son exclusion des entretiens de François Mitterrand avec les chefs politiques sur la construction européenne et les événements en Europe de l’Est, après la chute du Mur de Berlin.

Cette nouvelle forme de reconnaissance officielle pour le chef frontiste n’est pas complètement sans précédent : il avait été reçu à Matignon par le Premier ministre Dominique de Villepin en juin 2005 pour des consultations sur l’Europe, après la victoire du "Non" au référendum sur la Constitution européenne. Avant cela, il faut remonter à 1993 pour trouver traces d’une réception à Matignon du FN par le Premier ministre Edouard Balladur, dans le cadre de consultations des partis politiques. Nicolas Sarkozy avait déjà annoncé son intention de recevoir Jean-Marie Le Pen dans ses consultations de responsables politiques.

Dans une interview au Figaro le 6 juin, il avait dit sa volonté de recevoir "toutes les formations politiques représentées à l’Assemblée, au Sénat et au Parlement européen" dans ses consultations sur une éventuelle introduction de la proportionnelle aux législatives. "Au nom de quoi écarterais-je (le FN), dès lors qu’il a des élus", avait expliqué M. Sarkozy.



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