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Justice et président du Sénat      
mercredi 6 juin 2007

 

Le parquet de Paris a ouvert mardi une enquête préliminaire pour des faits de "trafic d’influence" susceptibles d’impliquer le président du Sénat, Christian Poncelet, qui serait intervenu en faveur d’un ami pour lui obtenir des marchés publics en échange de pots-de-vin.

Le parquet de Paris a décidé d’ouvrir une enquête après avoir "été saisi de faits de trafic d’influence éventuels pour lesquels le nom de M. Poncelet apparaît", a indiqué une source judiciaire.

M. Poncelet a très rapidement réagi. Dans un communiqué, il a "démenti catégoriquement" les "allégations mensongères" proférées à son encontre et annoncé qu’il portait plainte contre X pour "diffamation".

M. Poncelet "oppose à ces allégations le démenti le plus catégorique et ne tolèrera pas que l’on porte atteinte, à des fins évidemment politiques, à son honneur". Il indique qu’il a "donné instructions à son avocat Me Paul Lombard de saisir l’autorité judiciaire des chefs de dénonciation calomnieuse, de diffamation et violation du secret de l’instruction".

Selon Le Canard enchaîné de mercredi, qui annonçait l’ouverture prochaine de cette enquête préliminaire, le président UMP du Sénat est intervenu à plusieurs reprises afin que son "ami" Jean-Claude Bertoldi, qui travaillait pour la Sogea, une entreprise de travaux publics filiale de Vinci, obtienne des marchés en France et à l’étranger en contrepartie de commissions.

Le parquet général de Paris a déclaré mardi à l’AFP que le parquet de Créteil lui avait transmis le 26 avril un rapport "évoquant d’éventuels faits de trafic d’influence". Le procureur général Laurent Le Mesle a demandé au parquet de Paris "de procéder à des vérifications" qui ont abouti à l’ouverture de l’enquête préliminaire.

M. Bertoldi est un homme d’affaires mis en examen et incarcéré pour "escroquerie, abus de biens sociaux et faux en écritures privées", selon une autre source judiciaire.

D’après une source proche du dossier, c’est dans le cadre de cette information judiciaire ouverte à Créteil que des écoutes téléphoniques ont mis en évidence des contacts réguliers entre MM. Poncelet et Bertoldi.

Le Canard reproduit ainsi un extrait d’une audition accablante de M. Bertoldi devant les enquêteurs, dans laquelle ce dernier évoque le versement d’une "commission" de 8.000 euros à M. Poncelet si la Sogea obtenait un chantier dans les Vosges "grâce à (son) influence".

Les deux hommes ont évoqué ce scénario le 8 février 2007 par téléphone, toujours selon l’audition citée par le journal.

M. Poncelet, explique le journal, est intervenu à d’autres reprises, et notamment le 8 décembre 2006 auprès d’un conseiller de la ministre de la Défense d’alors, Michèle Alliot-Marie, pour la construction du siège de la gendarmerie à Issy-les-Moulineaux, près de Paris. Il a assuré à M. Bertoldi avoir obtenu gain de cause pour la Sogea.

En outre, il aurait rencontré le président du Sénat roumain le 15 février à la demande de M. Bertoldi pour faciliter l’implantation d’un magasin Carrefour en Roumanie.

Le parquet de Paris a classé sans suite en novembre 2006 une enquête préliminaire ouverte sept mois plus tôt pour "abus de biens sociaux", dans laquelle M. Poncelet était impliqué. Il s’agissait de la mise à sa disposition d’une secrétaire payée de 1972 à 2000 par France Telecom.



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