Sondages et élections présidentielles : que des surprises !      
mercredi 8 novembre 2006

 

Apparues en France en 1938, les enquêtes d’opinion vont prendre toute leur place dans la vie politique à partir de l’élection du président de la République au suffrage universel.

1965 : alors que la plupart des observateurs s’attendent à une élection triomphale du général de Gaulle, les enquêtes d’opinion annoncent, dès décembre 1964, sa mise en ballottage. La presse reste sceptique. Le résultat du 1er tour leur donne raison. Le général de Gaulle obtient 44,6 % des voix contre 31,7 % à François Mitterrand

1969 : le nombre de sondages augmente (19 contre 14 en 1965). Georges Pompidou est candidat à la succession du général de Gaulle. Mais Alain Poher, qui assure la présidence par intérim, se porte à son tour candidat au nom de la famille centriste, sans doute encouragé par des sondages qui lui donnent jusqu’à 39 % d’intentions de vote. Il obtiendra finalement 23,3 % au 1er tour, loin derrière Georges Pompidou qui obtient 44,5 % des voix.

1974 : vingt-quatre enquêtes d’intentions de vote sont réalisées en quatre semaines. Au second tour, le duel entre Valéry Giscard d’Estaing et François Mitterrand, derrière lequel la gauche s’est unie, est si serré que les sondages sont contradictoires quant à l’issue du scrutin.

1981 : la loi du 19 juillet 1977 encadre désormais l’utilisation des sondages en interdisant leur publication la dernière semaine précédant le scrutin. Une commission des sondages est créée afin de veiller à la fiabilité technique et à la transparence des enquêtes. Ils pronostiquent la victoire de Mitterrand avant le premier tour, mais n’ont pas anticipé le déclin électoral du PCF.

1988 : la réélection de François Mitterrand ne pose pas de problème aux sondeurs.

1995 : les instituts ont longtemps donné l’avantage à Édouard Balladur en 1995, laissant penser que l’élection était jouée d’avance. De même, l’arrivée en tête de Lionel Jospin au premier tour crée la surprise.

2002 : aucun institut n’a avancé l’hypothèse de la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour.



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