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Incident à l’Assemblée nationale lors des questions au gouvernement      
mercredi 21 juin 2006

 

Le Premier ministre français Dominique de Villepin a déclenché mardi une tempête politique en accusant de "lâcheté" le chef de l’opposition socialiste François Hollande, qui a demandé des excuses, tandis que le parti de centre-droit réclamait des "élections anticipées".

"Je dénonce la facilité, et je dirais même en vous regardant, la lâcheté, la lâcheté qu’il y a dans votre attitude", a lancé le Premier ministre, en répondant à l’Asseemblée nationale à une question de M. Hollande sur la gestion du groupe aéronautique européen EADS actuellement en difficulté.

Plusieurs députés de l’opposition, debout, ont alors crié "Dehors ! Démission !", en montrant la sortie à M. de Villepin, dans un brouhaha tel que celui-ci est devenu quasiment inaudible.

"Je le redis, la lâcheté", a lancé le Premier ministre, au plus bas dans les sondages et contesté jusque dans la majorité de droite au pouvoir.

Dernièrement, c’est son projet de fusion entre Gaz de France et le groupe d’énergie et d’environnement Suez qui est visé par la grogne.

La séance des questions d’actualité, qui portaient notamment sur la mise en cause du co-président d’EADS, le Français Noël Forgeard, a été suspendue à la suite de cet incident.

M. de Villepin "a perdu son sang-froid, peut-être davantage, il a en tout cas perdu l’estime que l’on doit à un Premier ministre", a déclaré M. Hollande à la sortie de l’hémicycle.

"C’est le signe qu’il a aujourd’hui perdu toute capacité pour gouverner le pays", a-t-il ajouté, en demandant au président Jacques Chirac qu’il en "tire les conclusions".

De son côté le président du parti de centre-droit UDF, François Bayrou, a réclamé "des élections anticipées" pour "mettre un terme à cette lente décadence dans laquelle on se trouve".

Il a estimé que "plus rien ne marche" et que "les commandes de l’Etat ne répondent plus".

Le chef de file des députés communistes Alain Bocquet a lui aussi appelé à des élections anticipées, demandant à M. Chirac de "prendre ses responsabilités".

Affaibli par une série de crises successives, de la rébellion contre le nouveau contrat-jeunes jusqu’au scandale Clearstream, M. de Villepin a également été vivement critiqué dans son camp.

"Je suis désespérée pour mon pays. Vraiment notre pays est malade, la France est malade. C’est indigne, je suis scandalisée, je suis triste et j’ai envie de pleurer", a ainsi déclaré Christine Boutin, une figure du parti majoritaire de droite UMP.

"Un Premier ministre ne peut pas traiter de +lâche+ le responsable de l’opposition", a déploré Emile Blessig, un autre élu UMP.

L’incident a éclaté lorsque M. Hollande a demandé au Premier ministre s’il renouvelait sa confiance à Noël Forgeard, sur la sellette depuis l’annonce par Airbus de retards de livraison de l’A380 et la controverse sur ses ventes d’actions.

"Dans une démocratie digne de ce nom, le chef de l’Etat ou le Parlement aurait mis fin à cette situation", a asséné M. Hollande.

Le premier secrétaire du PS a aussi accusé M. de Villepin d’avoir "perdu la confiance" des Français comme de sa majorité.

"Cette confiance, vous ne la trouverez pas davantage dans les procédures judiciaires que vous intentez contre des journalistes", avait-il ajouté.

M. Hollande faisait référence à la plainte pour diffamation lancée lundi par M. de Villepin contre trois auteurs d’ouvrages sur le scandale Clearstream, dans lequel son nom a été cité.



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