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Internet et les français de l’étranger : méfiance, méfiance      
mardi 13 juin 2006

 

Alors que les Français de l’étranger des zones Europe, Asie, Océanie et Levant doivent élire le 18 juin prochain leurs représentants à l’Assemblée des Français à l’étranger, on sait d’ores et déjà que le grand perdant de ce scrutin sera le vote par internet. En effet, moins de 15.000 électeurs sur les 525.000 Français concernés ont confirmé qu’ils optaient pour le vote par internet plutôt que pour le vote par correspondance ou dans les consulats. Une procédure d’inscription trop complexe - il fallait d’abord se pré-inscrire avant de confirmer son inscription - et une pédagogie déficiente seraient les deux principales raisons qui ont découragé les Français de l’étranger d’opter pour le vote par internet. Après l’expérience plutôt encourageante de 2003 aux États-Unis, qui avait permis de faire baisser légèrement l’abstention, cet échec tombe mal. En effet, il avait valeur de test avant son utilisation éventuelle lors de la prochaine présidentielle pour ces mêmes Français de l’étranger. La Commission nationale informatique et liberté (CNIL) a récemment noté que la plupart des grands pays ayant fait des annonces en matière de vote par internet ont mis un terme à leur projet (pour lire notre information sur ce sujet, voir lien ci-dessous). En définitive, outre la Suisse et l’Estonie, seule la Corée du Sud - à laquelle on peut ajouter la France pour les Français de l’étranger - ont encore des projets en matière de vote à distance. La CNIL estime que ces désengagements sont temporaires et essentiellement liés à l’immaturité des technologies. La CNIL rappelle cependant que le vote à distance soulève toujours la question de l’absence de l’isoloir, le récent exemple italien venant démontrer la fragilité d’un processus électoral qui ne reposerait que sur un vote à distance.



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