Motion de censure contre le gvt De Villepin      
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lundi 20 février 2006

 

François Hollande (PS), François Bayrou (UDF), Alain Bocquet (PCF) et Bernard Accoyer (UMP) interviendront mardi, avant Dominique de Villepin, lors de l’examen de la motion de censure socialiste par l’Assemblée nationale, a-t-on appris lundi de source parlementaire. Le premier secrétaire du PS montera le premier à la tribune à 16H15 après la séance de questions au gouvernement, pour défendre pendant 20 minutes, la motion de censure cosignée par les 149 PS, les Radicaux de gauche, les Verts et les divers gauche.

Comme l’a déjà expliqué M. Hollande, l’objectif de la motion socialiste, qui n’a aucune chance d’être adoptée, est d’"alerter l’opinion" sur le Contrat première embauche (CPE), auquel le numéro un du PS opposera le "Contrat solidarité formation" dont il détaillera les grandes lignes.

La motion socialiste entend par ailleurs répondre à la "brutalité" de la méthode du gouvernement Villepin qui a fait adopter, sans négociation avec les partenaires sociaux, puis en déclarant l’urgence et enfin sans vote à l’Assemblée nationale (grâce à l’article 49.3 de la Constitution), le projet de loi égalité des chances créant le CPE.

Le président de l’UDF prendra ensuite la parole. Très critique sur le CPE, M. Bayrou confirmera que son groupe ne votera pas la motion de censure, parce qu’après "avoir fait de l’UDF un parti libre à l’égard de l’UMP, ce n’est pas pour (le) confondre avec le PS".

Renvoyant dos à dos l’UMP et l’opposition de gauche, M. Bayrou devrait également réaffirmer qu’il est "pour la suppression du 49.3 et pour limiter les procédures d’obstruction".

Alain Bocquet, président du groupe PCF, qui n’a pas signé la motion socialiste, apportera toutefois le soutien des 22 députés communistes qui la voteront en dénonçant la "marche forcée du gouvernement contre l’emploi, contre les jeunes, contre le code du travail" et le "musèlement de l’opposition" avec le recours au 49.3.

Dernier orateur à prendre la parole, le président du groupe UMP, Bernard Accoyer, dénoncera le "double langage" et "les manoeuvres politiciennes" des socialistes qui ont "préféré l’obstruction au débat" lors de l’examen du projet de loi Egalité des chances, contraignant, selon lui, le gouvernement à recourir au 49.3 pour faire adopter un texte qui crée des "mesures courageuses" en faveur de l’emploi, en particulier le CPE.

Le Premier ministre, Dominique de Villepin, prendra à son tour la parole pour justifier à nouveau le recours au 49.3 et défendre sa politique de l’emploi.

Le scrutin sera ensuite ouvert pendant 30 minutes, seuls les députés favorables à la motion de censure prenant part au vote.

Comme la précédente déposée par le PS le 5 juillet 2005, cette deuxième motion de censure contre le gouvernement Villepin, n’a aucune chance d’être adoptée, le groupe UMP détenant à lui seul la majorité absolue (364 sièges sur 577).



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