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Le président, chef des armées et "ministre de la marine" ( !)      
mardi 14 février 2006

 

Attendu en Inde dimanche en pleine affaire Clemenceau, Jacques Chirac s’est "saisi directement" du dossier de l’ancien porte-avions. Lundi, la Cour suprême de l’Inde a refusé de laisser entrer l’ancien fleuron de la marine française dans ses eaux.

Jacques Chirac s’est "saisi directement" de ce dossier, épineux pour le gouvernement, a annoncé le porte-parole de la présidence. Jusqu’à présent, c’est la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie qui était montée en première ligne pour défendre la position de la France, accusée de se débarasser en Inde d’une carcasse flottante chargée d’amiante.

Le sort du Clemenceau reste suspendu aux procédures judiciaires à New Delhi et en France, où le Conseil d’Etat, plus haute juridiction administrative, doit se prononcer sur une éventuelle "suspension" du transfert du navire vers l’Inde.

L’opposition et la presse en France ont dénoncé un fiasco pour le gouvernement. "L’Inde ne veut plus accueillir la bombe toxique française", titrait le quotidien populaire "France Soir". Le Parti socialiste en a appelé au président Chirac pour qu’il "mette un terme à cette affaire indigne pour la France en organisant le rapatriement du Clemenceau".

Parti de France le 31 décembre, l’ex-porte-avions en cours de remorquage se trouve à plus de 15 jours de mer des côtes de l’Inde, où il doit être démantelé et désamianté dans les chantiers d’Alang.

La Cour suprême indienne a ordonné une expertise et interdit au navire de pénétrer dans les eaux territoriales de l’Inde avant sa prochaine réunion vendredi. Elle doit déterminer si la fin du désamiantage et le démantèlement du Clemenceau sont conformes à la Convention de Bâle sur les déchets dangereux et aux lois indiennes sur l’environnement.

En pleine polémique sur les quantités d’amiante restant à bord du navire, Mme Alliot-Marie a contre-attaqué en mettant en cause pour des "présomptions d’irrégularités" une société française de décontamination, Technopure, et demandé que la justice soit saisie. Technopure est la première prestataire qui avait été chargée du désamiantage du Clemenceau.

Mis en accusation, le directeur de Technopure, Jean-Claude Giannino, s’est dit totalement serein. "On a toujours été clair. On n’a jamais dit que 115 tonnes d’amiante ont été enlevées par Technopure. On en a enlevé 70 tonnes. Seuls les documents officiels attestent de la vérité", a-t-il précisé.



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